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Sensibilisation contre le cancer du col de l?utérus

6 février 2008, 00:00

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Les autorités souhaitent augmenter le nombre d?examens du col de l?utérus pour prévenir le cancer chez la femme. C?est ainsi que le ministère de la Femme prévoit maintenant d?effectuer des tests dans les centres de femmes. Ces examens dureront jusqu?en août et devront toucher 700 femmes. Ce programme a été lancé hier au centre de femmes de Floréal.

Une première initiative du ministère avait permis à quelque 1 500 femmes de se faire examiner. Après le cancer du sein, c?est celui du col de l?utérus qui est le deuxième cancer le plus commun chez la Mauricienne. 150 nouveaux cas sont détectés chaque année alors que le pays enregistre quelque 50 décès chaque année. Sur les 12 dernières années, l?âge moyen des femmes touchées était de 56 ans.

C?est avec ces données en toile de fond que démarre la campagne de sensibilisation. «Trop de femmes ne sont pas conscientes de la nécessité de faire ces tests à l?âge de trente ans. Une détection précoce peut prévenir une série de complications. C?est dommage d?ailleurs que le programme de Caravane de Santé ne se fasse plus», commente un gynécologue.

Toutes les femmes de plus de 21 ans sont encouragées à faire ces tests en guise de prévention. Une femme enceinte peut également le faire. Les plus vulnérables sont les femmes ayant une histoire de famille liée au cancer; celles dont les tests précédents révélaient des anomalies; celles qui ont des saignements vaginaux, notamment suivant les rapports sexuels; les femmes ménopausées qui ont des saignements ou encore celles qui ont des écoulements vaginaux anormaux.

Les tests se feront dans les dispensaires. Les officiers des centres ont été formés pour aider les femmes. Ce programme est mené avec la collaboration du Mauritius Family Planning and Welfare Association.

Seul inconvénient, note un gynécologue : les résultats des frottis effectués, de même que ceux faits dans le contexte de la défunte Caravane de la santé, ne sont disponibles que six mois plus tard. Et dans le meilleur des cas, c?est trois mois qu?il faudra attendre, alors que dans le privé, les résultats pour ces mêmes tests sont disponibles dans une dizaine de jours. C?est souvent les nombreux échantillons en attente au laboratoire qui retardent le processus.

«Ce n?est pas comparable. C?est de la mauvaise foi de dire qu?il y a des retards. Nous avons à gérer des milliers d?échantillons dans le service public», soutient de son côté une source proche de ce dossier au ministère.

Les facteurs de risque pour ce type de cancer sont le Human Papilloma Virus, le VIH-sida, une activité sexuelle précoce, des partenaires multiples, des grossesses à un très jeune âge, la cigarette, et l?hormonothérapie.

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