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Scolarité obligatoire demande suivi efficace

18 novembre 2005, 20:00

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La loi en faveur de la scolarité obligatoire jusqu?à l?âge de 16 ans, c?est bien. Faut-il encore qu?elle soit appliquée sur toute la ligne. Si ce n?est pas le cas actuellement, il devrait en être autrement dès janvier 2006.

En effet, un comité au ministère de l?Education travaille sur un mode visant à assurer un suivi plus rigoureux à la prochaine rentrée scolaire. «Il n?y a eu aucun suivi depuis que cette loi a été votée, regrette Rajen Chamroo, représentant de la Fédération des managers des collèges privés, et nous ne savons quoi faire malgré plusieurs sessions de travail avec le ministère .»

Steven Obeegadoo, l?ex-ministre de l?Education, avait spécifié que 2005 serait une année de transition tout en estimant qu?il faudrait un an pour tester et mettre au point une formule suffisamment solide afin d?appliquer concrètement cette loi début 2006.

Premier constat : le suivi actuellement préconisé n?est pas très différent de celui proposé en début d?année. La première étape se fera au niveau des places disponibles en Form I à la rentrée.

Comme l?an dernier, le ministère s?est assuré qu?il y a de la place dans le secondaire, tant au mainstream que dans le pré-professionnel, pour accueillir tous les élèves qui ont concouru au Certificate of Primary Education. Toutefois une vingtaine de collèges n?étant pas dans la seconde filière, des élèves auront à voyager d?une zone éducative à l?autre.

Les recteurs et responsables d?établissements scolaires prendront ensuite le relais à travers une liste des noms et adresses des élèves qui auraient dû se trouver dans leurs établissements. Si un élève quitte l?école pendant l?année, c?est aussi au recteur de s?enquérir du problème et de diagnostiquer le cas.

Dispositif spécial dans chaque zone

Le ministère se heurte cependant à la résistance de certains recteurs, surtout au niveau du privé. «Le ministère ne peut nous demander de retracer ces étudiants-là et il n?est pas question d?aller les chercher chez eux», lâche-t-on au niveau de la Fédération des managers. Le même problème avait surgi l?année dernière.

L?étape suivante est située au niveau de la zone directorate. «Si le recteur ne peut résoudre le cas, il le réfère au directeur de la zone où se trouve son établissement. Dans chacune des quatre zones du pays, un dispositif spécial sera mis sur pied», indique un cadre du ministère.

Le ministère s?est en effet rendu compte qu?une trop grosse charge avait été mise sur les épaules des responsables d?établissements jusqu?ici. Cette unité décidera alors que faire de l?enfant qui ne va plus à l?école alors qu?il n?a pas encore atteint ses 16 ans.

Le Trust Fund for Social Integration of Vulnerable Groups, la Child Development Unit du ministère de la Femme, le ministère de la Sécurité sociale ou encore la police seront alors saisis pour résoudre le cas. Pour l?instant, ces instances n?ont pas encore été mises au parfum des intentions du ministère. «Personne ne nous a contactés pour l?heure au sujet de la scolarité obligatoire», indique un cadre du Trust Fund.

Si la loi prévoit des pénalités pour les parents qui n?envoient pas leurs enfants à l?école, le ministère de l?Education préfère se montrer souple sur la question. Il ne préconise toujours pas une application stricte de la législation.

Selon la loi, la personne en charge d?un enfant de moins de 16 ans qui ne va plus à l?école «sans raisons valables» risque une amende n?excédant pas Rs 10 000 et un emprisonnement maximal de deux ans.

L?année dernière, le ministère avait préconisé la mise sur pied d?une project management unit et la création d?un national steering committee regroupant plusieurs organismes et ministères.

Force est de constater que ce dispositif n?a pas marché. Espérons que la seconde tentative sera plus concluante.

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