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Schumacher passe la seconde

26 avril 2005, 00:00

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Michael Schumacher a enfin, semble-t-il, trouvé la monoplace adéquate pour faire son retour au premier plan.

Avec la poursuite du développement de la jeune Ferrari F2005, il pourrait bientôt redevenir intouchable. Comme avant.

Il existe en tout cas deux manières très différentes d’analyser le Grand Prix disputé, ce dimanche, à Imola. D’un côté, en s’appuyant sur le début de saison, on ne peut que saluer sans retenue la confirmation de l’immense talent de Fernando Alonso. En résistant au forcing effectué par Michael Schumacher dans le final de la quatrième course de l’année, l’Espagnol a montré que ses deux victoires en Malaisie et à Bahreïn n’étaient pas uniquement le fruit de circonstances favorables. L’ancien pilote Minardi a fait preuve d’une solidité monumentale. Au point que certains ont comparé cette passe d’armes à une passation de pouvoir avec le septuple champion du monde.

D’un autre côté, en se tournant vers la suite de la saison, il faut d’ores et déjà s’attendre au retour de l’ultra-domination de “Schumi”. Pointé à plus de trente secondes du leader à mi-course, Michael Schumacher est revenu sur Fernando Alonso en moins de vingt tours, à la manière d’un aigle fondant sur sa proie. C’est à peine si Jenson Button, alors intercalé entre les deux pilotes, a eu le temps de voir une fusée le dépasser - alors que le Britannique était, rappelons-le, le principal adversaire de l’Allemand l’année dernière.

Un brin vengeur, Jean Todt, le patron de Ferrari, ne pouvait que mettre en avant la logique de ce retour au premier plan de la Scuderia et de son pilote vedette : “Nous aimons répondre par des actes et notre performance d’aujourd’hui est notre réponse à ceux qui disaient que nous ne serions plus compétitifs”.

Il est vrai que l’écurie italienne n’a pas lésiné sur les moyens pour combler son retard sur Renault. Comme le rappelait Patrick Tambay juste après le GP, la firme de Maranello “a parcouru 6 600 kilomètres en trois semaines sur trois circuits différents, avec quatre pilotes (Schumacher, Barrichello, Badoer et Gene) et deux équipes de développement.”

Mais l’obtention de résultats défie parfois la logique, ce qu’a tenu à rappeler Michael Schumacher : “Notre vitesse et notre niveau de performance sont étonnants. Nous avons encore une marge de progression”. En effet, Schumi ne partira pas toujours de la treizième place sur la grille, un classement décevant dû à une erreur de freinage en qualifications. Bloqué durant de nombreux tours derrière son propre frère Ralf, Schumacher a connu un début de course très difficile.

“Il est frustrant que Michael ait été bloqué la moitié de la course, mais une fois que la piste s’est dégagée, on a pu voir ce que la voiture, Michael et les pneus étaient capables de faire !”, a insisté le directeur technique de Ferrari, Ross Brawn.

Un constat corroboré par Rubens Barrichello, transparent avant d’abandonner au tiers de la course en raison d’un problème électronique : “Nous avons encore du travail à faire en matière de fiabilité, mais la F2005 est très bonne et très rapide même avec le plein d’essence.”

Finalement, le seul à émettre des réserves ce dimanche était, sans surprise, Jean Todt, pas “totalement satisfait” du week-end.

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