Publicité

Scandale au Congrès : Une enquête ouverte

8 octobre 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La Commission d?éthique de la Chambre des représentants a ouvert, le 5 octobre, une enquête sur le scandale sexuel impliquant le parlementaire Mark Foley qui secoue le Congrès et fait trembler les républicains à un mois des élections de mi-mandat. La commission a adressé une quarantaine de citations à comparaître, mais son président, Doc Hastings, a refusé de dire si le président républicain de la Chambre des représentants, Dennis Hastert, soupçonné de ne pas avoir révélé l?affaire, serait appelé à témoigner. Il a précisé que ces citations à comparaître concernaient des parlementaires et des employés de la Chambre.

Des « mails » à caractère sexuel

S?exprimant lors d?une conférence de presse peu de temps après l?annonce de l?ouverture de cette enquête, Dennis Hastert a affirmé qu?il endossait la responsabilité de l?affaire mais qu?il excluait de démissionner. « Je suis profondément désolé de ce qui est arrivé, et l?essentiel c?est que nous endossons la responsabilité », a-t-il déclaré. « Au bout du compte, je reconnais mes torts. »

Mark Foley, député de Floride, a brusquement démissionné du Congrès après des révélations selon lesquelles il aurait envoyé des mails à caractère sexuel à des adolescents travaillant comme pages au Capitole. Les « pages » sont des lycéens, filles ou garçons âgés d?au moins 16 ans, qui peuvent travailler jusqu?à un an comme messagers au Congrès [?]

Le scandale a pris de l?ampleur lorsque des représentants ont accusé les dirigeants républicains de la Chambre d?avoir eu connaissance de ces agissements et de ne pas avoir protégé les adolescents.

Dennis Hastert a assuré jeudi soir qu?il entendait collaborer avec la commission d?enquête, qui sera bipartisane [?] « La commission va prendre le contrôle de cette situation et trouver les réponses pour nous apporter à tous la tranquillité », a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse tenue dans son État de l?Illinois. « Quiconque sera reconnu coupable de conduite déplacée impliquant un contact ou une communication sexuels avec un page devra immédiatement démissionner, être licencié, ou soumis à un vote d?expulsion. »

À un mois des élections de mi-mandat, ce scandale tombe très mal pour les républicains, qui pourraient perdre le contrôle de la Chambre des représentants, dont l?intégralité des 435 sièges sera mise en jeu.

© Le Nouvel Observateur

Publicité