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Satisfaction prudente à la National Art Gallery
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Satisfaction prudente à la National Art Gallery
?Je crois qu?il est trop tôt pour véritablement faire un bilan.? Sollicité pour un commentaire sur le déroulement de la 2e édition de la Triennale de Maurice, Thivy Naiken, directeur de la National Art Gallery (NAG), affiche une certaine satisfaction.
L?événement qui s?est tenu du 1er au 10 décembre, avait pour principe la décentralisation des expositions. Ainsi, les ?uvres de plasticiens locaux et de ceux venus de la Réunion, des Seychelles, d?Inde, d?Afrique-du-Sud et d?Israël, entre autres, ont été montrées dans quatre endroits différents.
Les Mauriciens étaient logés à la galerie Max Boullé, alors que la Réunion et la Grande-Bretagne étaient présentes au Centre culturel Charles Baudelaire, à Rose-Hill. Deux Sud-Africaines ont exposé à la galerie Malcolm de Chazal à Curepipe alors que les Seychelles, l?Inde et Israël ont occupé le rez-de-chaussée et l?étage du musée d?histoire naturelle à Port-Louis.
Quid du taux de fréquentation de ces lieux d?exposition ? Thivy Naiken nous avoue qu?il n?a pas de chiffres, ?mais en période de fête, vous savez, les gens ont souvent d?autres préoccupations. C?est déjà pas mal si nous avons pu créer une prise de conscience. Même si elles n?ont pas eu l?occasion de se déplacer en grand nombre, beaucoup de personnes se sont tout de même posé des questions, ont montré de l?intérêt.?
Le directeur de la NAG ne désespère pas pourtant d?avoir pu ?attirer un public varié, dont des gens qui ne fréquentent pas habituellement ce type de manifestations.? Selon lui, la Triennale a aussi permis aux artistes locaux, ?de voir autre chose?, d?aiguiser leur sens.
S?agissant de l?interaction entre les artistes locaux et étrangers, Thivy Naiken mentionne les séminaires et ateliers qui ont permis le frottement des sensibilités. ?J?ai été frappé par la performance de Nikunja.? Et de nous raconter comment il a demandé aux autres artistes présents de prêter leur peinture pour y mettre une empreinte.
Selon lui, les séminaires dont le thème était laissé libre, ont débouché sur d?intenses partages sur la notion de contemporanéité, ?que ce soit dans l?interprétation des ?uvres ou de l?adhérence aux courants.?
L?art est allé plus loin que les mots. Thivy Naiken de citer l?exposé de Phumzile Dlamini, commissaire de l?exposition à Curepipe, qui a émaillé son discours ?de mots que nous ne connaissions pas. Elle les a expliqués en même temps que l?influence de la culture traditionnelle zouloue sur l?expression contemporaine.?
Les problèmes de logistique, il ne les cache pas. ?Mais nous avons tout fait pour les résoudre à la satisfaction du plus grand nombre.? Un événement cristallisé dans un catalogue dont la sortie est prévue pour début 2006.
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