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Sarkozy, en chute libre dans les sondages, tente de rebondir

5 mai 2008, 00:00

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Sarkozy, en chute libre dans les sondages, tente de rebondir

L?intervention télévisée du chef de l?Etat française n?y aura rien fait : la chute vertigineuse de Nicolas Sarkozy dans les enquêtes d?opinion se poursuit. Après avoir atteint le plus bas niveau du baromètre politique BVA dans un sondage réalisé avant son intervention télévisée, un sondage du Conseil supérieur de l?audiovisuel pour Le Parisien, publié récemment, confirme cette tendance.

Dans cette étude d?opinion, réalisée cette fois-ci après l?interview télévisée du président, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy chute de 2 points par rapport à il y a un mois, à 38 %. 57 % des sondés disent ne pas lui faire confiance (54 % début avril), 5 % ne se prononçant pas. Le Premier ministre, François Fillon, obtient, lui, 42 % de «confiance» (- 8) et 51 % de «pas confiance» (+ 7), alors que 7 % ne se prononcent pas.

Près d?un an après son élection, Nicolas Sarkozy n?arrive toujours pas à renouer avec la popularité. A l?occasion du 1er Mai, il a célébré «la France qui travaille» en recevant à l?Elysée des représentants du marché international de Rungis, où il s?était rendu pendant la campagne présidentielle. C?est sur ce thème, et sur celui du pouvoir d?achat, que l?Union pour un mouvement populaire (UMP) entend faire campagne pour tenter d?enrayer la chute vertigineuse du chef de l?Etat dans les sondages. Le parti majoritaire s?est ainsi félicité, la semaine dernière, «qu?en un an tant ait été fait pour réhabiliter le travail» .

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l?UMP, député proche du président de la République, estime ainsi dans Le Parisien que «la popularité s?améliorera lorsque les Français verront que leur pouvoir d?achat s?améliore», encourageant le président à aller «plus loin, plus vite, plus fort» dans les réformes.

Mardi 6 mai, un an jour pour jour après son élection, Nicolas Sarkozy pourrait être l?invité d?honneur du meeting de l?UMP salle Gaveau, à Paris, où le président élu avait prononcé son premier discours. Il devrait réunir la quasi-totalité des ministres, et des centaines de militants, pour tenter de donner une image unie du parti.

Mais les difficultés avec la majorité UMP à l?Assemblée nationale sont loin d?être terminées : de nombreux députés font entendre leur différence sur la réforme des institutions ? même Jean-François Copé est monté au créneau, sur la loi de modernisation sociale ou sur le financement du RSA.

Et les tensions au sein de l?éxecutif, reconnues à demi-mot par François Fillon, qui a évoqué «des moments de tension» dans un entretien au Journal du dimanche, ne semblent pas terminées. D?autant plus que le président, dans les derniers sondages, semble entraîner Fillon dans la spirale de l?impopularité. «Deux de chute. Si le premier ministre ne bénéficie plus d?un transfert de confiance dans l?opinion, il sera la victime expiatoire idéale», estimait récemment une source gouvernementale.

D?autant que les semaines à venir s?annoncent difficiles : en plus des mouvements des lycéens et des enseignants, le gouvernement devra faire face à des mobilisations en série pour la défense de la fonction publique et des retraites?

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