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Sarkozy en Afrique : «Nouvelle politique» et «première dame»?
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Sarkozy en Afrique : «Nouvelle politique» et «première dame»?
Nicolas Sarkozy a officiellement achevé vendredi une visite d?Etat en Afrique du Sud, où il a exposé sa «nouvelle politique africaine» et installé sa nouvelle épouse dans son rôle de «première dame».
Tout au long de sa visite, le président français s?est appuyé sur l?exemple de l?Afrique du Sud, première puissance économique du continent Africain 18 ans après l?abolition des lois d?apartheid en 1990, où la France espère notamment vendre ses réacteurs nucléaires de nouvelle génération (EPR). «Quand je vois ce qui se passe au Zimbabwe et quand je vois ce qui se passe en Afrique du Sud, je me dis que l?exemple à suivre c?est quand même celui de l?Afrique du Sud», a-t-il dit à des journalistes à Johannesburg. «Je ne veux pas opposer l?Afrique anglophone et l?Afrique francophone», a-t-il poursuivi. «Il y a l?Afrique dans son ensemble (...), ce milliard d?habitants qui doit espérer, qui doit croire en l?avenir, qui doit croire en la réconciliation, qui doit croire dans le développement.»
Au lendemain d?une étape de quelques heures au Tchad, un des pays de la «Françafrique», il a plaidé jeudi dernier au Cap, devant le Parlement sud-africain, pour une «refondation» des relations franco-africaines et annoncé notamment la renégociation des accords de défense de la France avec huit pays africains. Il a souligné qu?il avait choisi à dessein d?évoquer cette nouvelle politique dans un pays non francophone «pour montrer que la France a vocation à rayonner sur tout le continent».
Quant à la renégociation des accords de défense avec les pays de la «Françafrique», elle ne signifie nullement un désengagement de la France, a-t-il expliqué à la communauté française de Johannesburg.
«Bien au contraire. La France va s?engager d?autant plus qu?elle aura eu le courage de lever le malentendu», a-t-il ajouté. «Il y a des pays qui souhaiteront qu?on reste avec une présence militaire, on restera. Il y en a d?autres qui souhaiteront qu?on évolue. Eh bien, on évoluera.»
«La France a vocation à être en Afrique pas simplement par ses armées (mais) par sa culture, par sa langue, par son savoir faire économique, par l?investissement qu?elle va faire dans la formation des élites africaines, par la définition d?une nouvelle politique de l?immigration», a-t-il fait valoir.
Ce voyage était aussi le premier déplacement officiel hors de France de Carla Bruni-Sarkozy. Mercredi dernier à N?Djamena, la chanteuse et ancienne mannequin d?origine italienne a rencontré la femme d?un opposant tchadien disparu et dîné avec plusieurs centaines de militaires français.
Au Cap, elle a visité dans un bidonville le siège d?une organisation non gouvernementale et accompagné Nicolas Sarkozy lors de la visite d?un centre de traitement du sida. Vendredi, elle a visité avec le chef de l?Etat la prison de Robben Island, où furent emprisonnés les principaux dirigeants du mouvement anti-apartheid, dont Nelson Mandela.
«A travers le monde entier, Nelson Mandela représente un espoir pour l?humanité. C?est un homme qui, après 28 ans de prison, dit qu?il faut pardonner à ceux qui l?ont oppressé», a expliqué le président après une visite à l?ancien président sud-africain. «Avec Carla, nous avons voulu venir à Johannesburg pour le rencontrer.»
Carla Bruni-Sarkozy a dit qu?elle envisageait d?accompagner son mari dans d?autres voyages. «J?espère pouvoir m?engager dans l?humanitaire. Il m?aide beaucoup pour cela», a-t-elle confié.
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