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Santé : Quand les hormones font des siennes
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Santé : Quand les hormones font des siennes
Vous grossissez sans raison apparente. C’est peut-être la faute à vos hormones. Le moment est venu de vous rendre chez votre gynéco.
Vous avez beau vous affamer, vous ne voyez pas baisser l’aiguille de votre balance? Rassurez-vous, vous n’êtes pas la seule dans ce cas. Il ne s’agit pas d’une malédiction, d’une prédisposition à prendre du poids rien qu’en regardant un gâteau sans même y toucher. Non, votre système hormonal est peut-être tout simplement déséquilibré.
De nombreuses femmes sont dans ce cas. «J’ai vu de nombreux docteurs, qui me répétaient d’un air sceptique qu’il fallait que je contrôle mon alimentation. Ils me faisaient vraiment sentir qu’ils ne me croyaient pas quand je disais que je mangeais correctement. Ils ne me prenaient pas du tout au sérieux», raconte Christine Bourgeois. Durant deux ans, elle a ainsi cherché conseil. «J’ai finalement eu l’adresse d’une gynécologue qui m’a écoutée et prescrit une batterie de tests hormonaux. Cela a coûté plus de Rs 2 000, mais je ne le regrette pas. On a finalement découvert que mes ovaires ne fonctionnaient pas correctement.»
Les ovaires font partie des organes constitutifs du système endocrinien (système qui gère la production des hormones dans le corps). Ils sécrètent principalement de l’oestrogène, du progestérone et une petite quantité de testostérone. Toutefois, s’ils fonctionnent mal, les dosages d’hormones sécrétées ne sont plus adaptés au corps. C’est ainsi que Christine Bourgeois a commencé à avoir des problèmes de poids. «Lorsqu’on a enfin diagnostiqué le problème dont je souffrais, j’avais pris vingt kilos. J’étais désespérée. Je ne me reconnaissais plus dans le miroir.»
Pas d’automédication
La gynécologue lui a alors prescrit un traitement hormonal. La difficulté, dans ce genre de traitement, consiste à trouver le bon dosage de la bonne hormone pour pouvoir espérer obtenir un résultat. C’est pourquoi il est important d’effectuer de nombreux tests et de faire confiance à un professionnel. Le traitement qui marche sur une femme ne marchera pas forcément sur une autre. Pas d’automédication  possible. «Le docteur m’a bien dit qu’on allait tenter un premier traitement et que si d’ici quelques mois il n’y avait pas de résultat, on essaierait autre chose. Mais j’ai eu de la chance, le premier traitement a été d’une efficacité redoutable. En un an, mes vingt kilos se sont envolés. J’ai retrouvé un poids que je n’avais pas eu depuis très longtemps. Et pourtant, je mange moins bien qu’avant. Je me fais beaucoup plus plaisir, et malgré cela, je maigris. Si cela continue, je vais retrouver la minceur de mon adolescence !» confie Christine.
Le conseil que donne Christine Bourgeois à celles qui sont confrontées au même problème qu’elle : «Surtout, n’entrez pas dans le schéma de culpabilité que les docteurs ont trop tendance à donner. Il faut arrêter de diaboliser la nourriture. Il faut manger pour vivre, et se faire plaisir pour garder le moral. Ecoutez votre corps, il vous parle. Si vous voyez que vous grossissez, et que vous savez que vous ne mangez pas excessivement, battez-vous. Obligez les docteurs à vous écouter.»
Isabelle PIERRE
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