Publicité
Santé : Urticaire, elle en veut à votre peau !
Par
Partager cet article
Santé : Urticaire, elle en veut à votre peau !
Une éruption cutanée vous inquiète, vous faites de la fièvre ? Il s’agit peut-être d’urticaire, en réaction à un aliment ou à du parfum...
Vous ne pouvez vous empêcher de vous gratter, votre peau présente des rougeurs par endroits et même des gonflements...
Vous souffrez fort probablement d’urticaire. Mais il ne suffit pas de se dire qu’il s’agit de cette affection. Encore faut-il déterminer ce qui l’a causée. Et là, l’exercice s’avère nettement moins simple. Un véritable travail de détective.
Il faut savoir que le mot «urticaire» vient du latin urtica, signifiant ortie. Cette herbe dont la base renferme un liquide irritant cause, par simple contact avec la peau, des éruptions cutanées. L’affection à laquelle nous nous intéressons tire son nom de là pour la ressemblance de ses symptômes avec ceux provoqués par une piqûre d’ortie.
Il peut y avoir de multiples raisons à l’apparition desdits symptômes, d’où le fait, explique le dermatologue Aboo Bakar Seetal, que les médecins disent d’eux qu’ils sont multifactoriels.
L’origine la plus commune des éruptions, quand on parle d’urticaire, est la cause alimentaire. Vous avez consommé du poisson, des crevettes ou encore un plat contenant de la sauce d’huître et cela n’a pas manqué : les petites bosses sont apparues.
Mais ne soyons pas injustes avec les produits de la mer. Ils ne sont pas toujours les seuls fautifs. Conservateurs, colorants et autres additifs peuvent aussi fort bien déclencher une réaction allergique. Direction alors l’hôpital ou le cabinet de votre médecin traitant, d’où vous repartirez très certainement avec une prescription d’antihistaminiques
Autre cause envisageable : les médicaments.
Eh oui, il est fort possible que le cachet - ou l’injection - qui est censé vous faire aller mieux alors que vous souffrez d’une quelconque affection soit la raison même de la dégradation de votre état. Cela peut être un comprimé, une injection antitétanique, une injection chez le dentiste, des gouttes pour le nez ou les yeux, des suppositoires...
Autre scénario : vous vous préparez à sortir et vous décidez d’utiliser ce parfum qu’on vient de vous offrir. Vous en pulvérisez un peu. Et hop ! Une petite bosse, des rougeurs, des démangeaisons. Vous êtes donc allergique au parfum.
«Il s’agit là d’une allergie par voie de contact. Cela peut arriver pour un nouveau déodorant ou tout autre parfum», explique le Dr Seetal.
Parlant de l’allergie par voie de contact, il faut aussi évoquer la possibilité que vous développiez de l’urticaire en portant un vêtement après l’avoir passé à la machine. Cela tout simplement parce que vous êtes allergique à la lessive que vous avez achetée.
«Certaines personnes ont une intolérance à des agents chimiques», souligne  le dermatologue. D’autres peuvent, par ailleurs, avoir une réaction de ce genre à cause du ver intestinal. «On voit cela chez des enfants surtout.»
D’autres patients encore ont des soucis qui peuvent sembler invraisemblables.
Et pourtant. L’urticaire aquagénique en fait partie. Le patient fait face à une reaction cutanée importante au contact de... l’eau ! «Cela peut être de l’eau de mer, de l’eau froide, de l’eau chaude...» et se manifesterait surtout chez les personnes qui ont une peau très sensible. Ces cas sont, heureusement, assez rares.
Parmi les autres possibilités, on trouve les causes environnementales, par inhalation dont le pollen, les acariens... Certains ont aussi des allergies au soleil, au froid. «Pour l’urticaire au froid, le diagnostic est facile. Il suffit de placer un cube de glaçon sur l’avant-bras pendant deux minutes.L’urticaire se déclenchera au bout de 15 à 20 minutes», déclare le dermatologue. Etonnante aussi, l’urticaire à l’effort.
Une personne qui a toujours habité au rez-de-chaussée déménage au quatrième et se retrouve, à partir de là, contrainte de monter les escaliers deux à trois fois par jour. Après quelques minutes d’effort, les symptômes apparaissent.
C’est un exemple d’urticaire à l’effort. «Là encore, le diagnostic est assez facile à établir. A l’hôpital, on peut par exemple faire courir la personne et voir s’il y a une réaction.»
Que dire aussi de l’urticaire retardée à la pression ? On peut notamment voir cela chez une femme qui a eu, pendant un assez long moment, sur l’épaule, un gros sac à main.
Quand elle enlève le sac, elle remarque, là où il y a eu pression, un gonflement et elle commence à avoir des démangeaisons. Ce genre d’urticaire peut aussi apparaître sur la plante des pieds lorsque la personne marche.
«Quand on a éliminé toutes ces causes physiques, on a, en dernier recours, le stress comme possibilité», explique le Dr Seetal.
Mais là encore, certains cas n’entrent pas sous cette catégorie. On parle alors d’urticaire idiopathique, «c’est-à-dire qu’on ignore la cause de l’urticaire, même si on parvient à la guérir avec le traitement prévu pour cette affection.»
Ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est qu’il ne faut pas s’étonner de voir votre peau se rebeller et présenter des symptômes d’urticaire alors que vous n’avez peut-être rien mangé ou bu. On pense trop souvent que les causes ne peuvent venir que de là.
Lisie LABONNE
Des antihistaminiques pour mettre au pas les allergies
Que se passe-t-il quand on fait une allergie ? S’enclenche alors tout un mécanisme pendant lequel le corps va libérer de l’histamine (défi nie comme un médiateur qui intervient dans la sécrétion gastrique, la régulation de la vigilance et certaines manifestations allergiques). C’est alors qu’apparaissent notamment les manifestations cutanées, rougeurs, gonflement, etc.
En conséquence, les médecins prescrivent des antihistaminiques, dont à Maurice, le Piriton est sans doute le plus connu. Ce médicament va contrer les effets de l’histamine et ainsi réduire les symptômes précités. Le problème avec les antihistaminiques, souligne le Dr Seetal, dermatologue, c’est que la plupart d’entre eux occasionnent une certaine somnolence.
Cela dit, de nouveaux antihistaminiques sans effet de somnolence sont aujourd’hui disponibles et leur effet dure 24 heures. «Le traitement est en général assez long et peut s’étendre sur un mois ou deux, car on sait quand l’urticaire commence, mais pas quand il se termine», précise le Dr Seetal.
Publicité
Publicité
Les plus récents