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Kronik KC Ranze
Tempêtes imminentes !
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Kronik KC Ranze
Tempêtes imminentes !
On a longtemps cru qu’un des secteurs dynamiques, même si relativement modeste, de notre arsenal économique était l’outsourcing, ce qui est en fait l’externalisation des processus engagés dans divers activités, plutôt connu par son acronyme BPO. La lecture du rapport 2026 d’Ataraxis Management intitulé Global Outsourcing Talent Index, comme reproduit par l’agence ECOFIN devrait sonner l’alarme !
Notre pays est à la 99ᵉ place mondiale sur 193 pays et nous ne sommes même pas présents dans le Top 10 africain qui est dominé par l’Afrique du Sud (5ᵉ mondial), le Nigeria (6ᵉ mondial) et le Kenya (11ᵉ mondial). Même le Zimbabwe, qui est 10e sur le continent et 41ᵉ mondial, nous précède en attractivité…
Toute tentative de classement suppose évidemment une sélection de critères, des pondérations, des jugements et des estimations dans certains cas. Le classement d’Ataraxis évalue cinq critères que sont le cout de la main d’œuvre (pondéré à 52,5 % !), la maîtrise de l’anglais (20 %), la disponibilité de talents (17,5 %), la qualité des infrastructures numériques (5 %) ainsi que la stabilité politique, économique et juridique (5 %). Nous ne savons pas si le choix des critères ainsi que les pondérations sont ceux des firmes cherchant à externaliser ; mais si c’est le cas, nous ne sommes plus compétitifs, le salaire étant le critère principal et cela devrait nous inquiéter, alors que nous sommes déjà peu compétitifs pour nos services portuaires ou notre zone franche textile, que nos investisseurs se positionnent de plus en plus pour investir à l’étranger et que nous semblons particulièrement intéressés à critiquer les activités économiques qui marchent ou qui nous donnent un avantage comparatif (hôtellerie, immobilier de luxe, finance et offshore, macaques…). Bientôt, il ne nous restera plus que l’économie bleue de «l’avenir» (toujours de l’avenir!), les déchets en bord de route et les chiens errants ?
Nous avons d’énormes défis devant nous ! Au risque de le répéter, le taux de couverture de nos importations qui était de 55 % en 2014, a baissé au niveau insupportable de 34 % en 2025 ! Ceci, avant les effets de la guerre d’Iran ! Sur cette période, nos exportations faisaient quasiment du surplace, alors que les importations doublaient presque ! S’il est vrai que nous nous sommes plus réorientés vers une économie de services (tourisme, finances, etc.) plutôt que de marchandises (sauf , bien sûr, à l’importation !), la balance des comptes courants aussi ne cesse de se détériorer ( - Rs 26, 6 milliards en 2024 , -Rs 44,5 milliards en 2024 et -Rs 53,1 milliards en 2025…). Une autre manière de dire que nous vivons au-dessus de nos moyens, puisque nous ne gagnons pas assez en devises en vendant nos productions et nos services, pour ensuite pouvoir payer ce que nous souhaitons consommer de l’étranger. Cela fait longtemps que cela dure ! Pour le confirmer, il n’y a qu’à flâner dans un mall dans la semaine précédant la fête des Mères, par exemple…
La seule solution à moyen terme reste de produire plus et surtout mieux. Il faut, bien entendu, pour cela éliminer le superflu, rééquilibrer le budget national en faveur du productif, réduire les gaspillages et les subventions universelles, améliorer notre productivité, être plus professionnels. Les signaux ne sont pas bons ! On va finir par se casser la figure à force de vivre au-dessus du niveau permis par notre travail et notre capacité à ajouter de la valeur…
Un «bon» budget peut aider, mais ne suffira pas. C’est toute la culture du pays qui va devoir être transformée… Mais qui donc va entreprendre ce vaste chantier ?
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Le monde devient de plus en plus absurde !
Il y a la petite actualité insolite. Comme cette conductrice arrêtée spécifiquement, au volant de sa voiture, pour utilisation de son téléphone de la main droite, qui n’a… pourtant pas de main droite depuis sa naissance (YouTube) ! Elle fut acquittée, ayant juré, de la main gauche, sur la Bible, de dire toute la vérité ! Ou alors ces habitants de la ville d’Eastbourne, dans le Sussex anglais, qui se réveillaient il y a quelque temps pour voir leurs plages recouvertes de frites crues, précédemment congelées. Celles-ci étaient tombées d’un conteneur perdu dans une tempête dans la Manche… En passant, environ 600 conteneurs tombent ainsi en pleine mer par an, et, un peu comme les déchets spatiaux (34 000 de plus de 10 cm); gare à la collision !
Puis il y a des absurdités beaucoup plus graves.
Comme celle, par exemple, qui raconte comment les gangs de Port-au-Prince, en Haïti, qui contrôlent jusqu’à 80 % de cette ville, viennent d’exiger, grâce à leurs solides moyens de persuasion, que les compagnies d’électricité produisent sans interruption pendant les heures où Haïti, dont c’est la première qualification au Mondial du football depuis plus de 50 ans, va jouer ses matches aux États-Unis ! On ne sait pas, à ce stade, si leur exigence concerne seulement leurs quartiers généraux particuliers…
Mais le plus absurde, c’est sans doute cette manœuvre d’un président des ÉtatsUnis pour extorquer $ 1,8 milliards du trésor public de son pays ET surtout pour obtenir une garantie permanente que l’Internal Revenue Service (IRS), l’équivalent américain de notre MRA, ne pourrait plus jamais auditer et questionner les déclarations d’impôts de Donald Trump, de ses enfants et des compagnies auxquelles ils sont associés. PLUS JAMAIS !
Le fait même de demander cette immunité du département de la justice américaine, maintenant, comme par hasard, dirigé par Todd Blanche, l’avocat personnel de Trump jusqu’à récemment, ne peut que suggérer qu’il y a gros à cacher… !
Cette histoire rocambolesque trouve racine en 2018 quand un employé de Booz Allen Inc., qui avait un sous-contrat à l’IRS, détourne des milliers de dossiers de taxe (405 000 selon un comité du Congrès) pour les refiler à la presse. M. Littlejohn, agissant seul, dit s’être senti obligé de révéler au grand public comment les milliardaires s’en sortaient pour payer si peu fiscalement, ce qui le révoltait. Littlejohn fut condamné à cinq ans de prison ferme et, comble d’ironie, son jugement en 2024, le comparait à… ceux qui avaient attaqué le Capitole en janvier 2021. Ironie, en effet, car ce sont ces derniers aussi que Trump souhaitait indemniser pour $ 1,8 milliard ! Il a été souligné que cette peine était très sévère, notamment par rapport à ceux qui FONT effectivement de l’évasion fiscale, le standard, dans ces cas-là, étant de 10 mois seulement…
Quoiqu’il en soit, Trump ravivait l’affaire in extremis en janvier 2026, poursuivant l’IRS pour $ 10 milliards et en mai, à la veille d’une audition de son affaire, enlevait sa pétition de manière imprévue. De son côté (le même ?), le département de la Justice, rendait public quelques heures plus tard, un deal avec Trump pour le fonds compensatoire de $1,8 milliard AINSI qu’une immunité totale contre toute investigation fiscale par l’IRS.
La juge, devant laquelle Trump poursuivait l’IRS, a depuis rouvert le dossier à la suite d’une motion de 35 ex-juges fédéraux bipartisans, qui suggéraient que sa cour avait été manipulée et qu’elle avait peut-être été «victime d’une fraude» visant à aspirer des fonds publics ainsi que générer l’immunité fiscale pour Trump, ses fils et ses compagnies. L’IRS avait pourtant déjà préparé un mémorandum de 25 pages pour se défendre (face au cas jugé faible par plusieurs hommes de loi), mais ce mémorandum ne fut même pas présenté en cour… Allez comprendre pourquoi.
Les vives protestations contre ces manœuvres illicites, venant même des républicains, menaient Todd Blanche à annuler cette semaine les $1,8 milliards ! Il maintenait cependant l’immunité fiscale totale ! Pour le moment. En attendant la prochaine tempête alimentée par l’amour du lucre ! Qu’un président des États-Unis fasse acte de corruption aussi ouvertement relève de l’intolérable ! Mais ce n’est probablement plus surprenant après l’avion du Qatar, les pardons accordés contre «contributions» (Zhao, Zuberi, Walczak, Leiweke, Sun, etc.), les nombreux cas d’insider dealing, parfois même doublés d’efforts «promotionnels» (voir @Senator Chris Murphy, YouTube), le contrat Vulcan au Pentagone, le Board of Peace et le transactionnel généralement érigé en système de gouvernance (voir, par exemple, la liste compilée par campaignlegal.org).
God Bless America !
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