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SADC : l?heure de la réforme

14 août 2004, 20:00

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L?organisation a en effet plusieurs grandes réalisations à son actif depuis que l?exercice de réforme a été entamé en 2001. Ainsi, quatre directoires ont été constitués au secrétariat de la SADC. Il faut savoir que ces nouvelles structures contribuent énormément à la réalisation des objectifs de l?organisation dans le domaine de l?économie, du développement humain, de la culture, de la démocratie, ou encore de la bonne gouvernance. Quant aux différentes initiatives de la SADC, elles sont formulées dans un vaste ensemble de protocoles, de pactes et de Mou (Memorandum of understanding).

Un partenariat avec le Nepad recherché

Il y a eu également la ratification et la mise en ?uvre du Regional Indicative Strategic Development Plan (RISDP). Ce dernier énonce la vision de la SADC pour les quinze prochaines années, et vise l?intégration entre les pays membres. Le RISDP a des échéances et des priorités qui sont alignées sur les objectifs du Nepad (New Partnership for Africa?s Development) et sur les Millennium Development Goals.

Le Conseil des ministres de la SADC a d?ailleurs mis l?accent sur la nécessité d?améliorer les rapports entre l?organisation et le Nepad. La participation de ce dernier en tant que partenaire de la coopération s?avère importante, dans la mesure où la SADC fait souvent face à un manque de ressources pour mettre ses projets à exécution.

Le but ultime est de réduire la pauvreté dans la zone Afrique et la mise en pratique de ce plan à long terme se fera au moyen de business plans portant sur des thèmes plus précis et sur des échéances plus rapprochées.

Les chefs d?État et de gouvernement accorderont sans aucun doute une attention particulière au dossier commercial, et les progrès accomplis par rapport au protocole commercial de la SADC seront examinés de près. L?objectif dudit protocole, dont l?application est en cours depuis, est de favoriser les échanges entre les États membres à travers la réduction ou l?élimination des barrières tarifaires. Selon la feuille de route commerciale, une zone de libre-échange verra le jour vers 2008, tandis qu?une union douanière sera constituée en 2010.

Mais l?ouverture des marchés à la concurrence étrangère reste un sujet très délicat dans plusieurs pays de la zone. Les gouvernements craignent en effet une déstabilisation de leurs économies, encore trop fragiles pour pouvoir absorber un déferlement des produits importés. Il faut savoir qu?une partie très importante des populations gagne sa vie grâce aux micros-entreprises et au commerce informel. Une libéralisation mal négociée risquerait d?avoir des conséquences très graves sur le tissu social des pays concernés.

Par ailleurs, un protocole sur les finances et l?investissement est en voie d?élaboration. Cet accord veut promouvoir le mouvement des investissements directs entre les pays membres. Toutefois, un MOU sur l?investissement fait face à la réticence de certains pays membres, et plusieurs secteurs de services ne seraient pas prêts à accueillir des capitaux étrangers.

Les dirigeants se pencheront enfin sur deux autres dossiers : la candidature de Madagascar pour adhérer à la SADC et le rôle de la femme dans le processus de développement. Enfin, et cela ne surprendra personne, la démocratie et la bonne gouvernance seront également des thèmes importants du sommet.

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