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Saccage de bus : bénéfice du doute pour deux habitants du Nord
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Saccage de bus : bénéfice du doute pour deux habitants du Nord
Accusés d?avoir saccagé un autobus de la compagnie Triolet Bus Service (TBS), deux habitants du Nord ont été disculpés en cour intermédiaire. Ils sont le canotier Prakashing Ramchurn et l?ancien président du village de Grand-Baie, Dharmadeo Ramparsade. Les deux accusés avaient plaidé non coupable de ?damaging property by band?. Ils étaient défendus par Me Sanjeev Teeluckdharry.
Le 7 septembre 2004, les habitants de la partie de la rue Royale qui relie Pointe-aux-Canonniers à Grand-Baie s?élèvent violemment contre la mort d?Harry Ramdeo Bundhoo, 55 ans. Une mort qui aurait selon eux pu être évitée si leurs plaintes avaient été prises en considération. Leurs griefs : cela fait dix ans qu?ils réclament l?installation de ralentisseurs et d?un arrêt de bus digne de ce nom sur cette partie très dangereuse de la route. Les véhicules y passent à grande vitesse et il n?y a pas de trottoir. La victime a été fauchée par un bus de la compagnie TBS qui se dirigeait vers Péreybère vers 6 heures du matin. Révoltés, les villageois ont violemment réagi.
Harry Ramdeo Bundhoo attendait le bus qui devait l?emmener à l?hôtel Hibiscus, où il travaillait dans la maintenance. Un bus circulant à vive allure l?a percuté et l?a écrasé contre un mur. Il s?est évanoui sous la violence du choc. Ses proches l?ont extirpé pour le transporter d?urgence à l?hôpital du Nord. Devant la fuite du chauffeur et du receveur, les habitants, excédés, ont mis le feu au véhicule et démoli une partie du mur. La victime a succombé à ses blessures avant même son arrivée à l?hôpital.
Des projectiles lancés
Au cours du procès intenté aux deux accusés, les constables Fazelkhan et Bholah ont soutenu que ce jour-là, suite à une requête, ils se sont rendus sur les lieux. Deux cents personnes s?étaient rassemblées autour d?un autobus vide. Les deux policiers déclarent qu?elles lançaient des projectiles en direction de l?autobus et ils ont pu identifier les deux accusés parmi la foule. Puis, disent-ils, le véhicule a été incendié.
Les deux accusés nient avoir saccagé l?autobus. Ils admettent toutefois avoir été présents sur les lieux. Dharmadeo Ramparsade explique qu?il s?y trouvait en sa capacité de président du village et qu?il tentait ce jour-là de calmer les esprits, mais en vain.
La magistrate Jane Lau Yuk Poon a accordé le bénéfice du doute aux deux accusés en soutenant que ce serait imprudent de les condamner d?autant qu?il y avait une foule d?environ 200 personnes présentes sur les lieux. Elle a jugé leur version aussi plausible que celle des policiers.
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