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1 août 2006, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

● VOYAGES. Règlement de comptes pour Anil Gayan. Probablement en réaction à une interview de presse d?Anil Gayan, ancien ministre du Tourisme, deux interpellations, de Nita Deerpalsing et de Kalyanee Jugoo respectivement, portaient sur les voyages de Gayan et de Vijaya Sumputh, ancienne présidente de la Tourism Authority (TA). Cette dernière a entrepris quatre voyages officiels et a visité huit pays, au coût total de Rs 440 970 pour l?Etat. Xavier Duval, ministre du Tourisme a précisé qu?en sa qualité de présidente de la TA, instance qui régit les permis, Vijaya Sumputh n?était pas tenue de faire des tournées promotionnelles. Le ministre a aussi répondu à la députée Jugoo qu?il fallait ?demander à Monsieur Gayan? si elle voulait savoir à quel titre les voyages de l?ancienne présidente avaient été entrepris. Anil Gayan a lui entrepris 24 missions dans 23 pays différents entre décembre 2003 et juin 2005, au coût de Rs 3,6 millions pour l?Etat. Le député Shakeel Mohammed a affirmé qu?un membre d?un parti politique ne pouvait etre nommé à la direction d?une organisation comme la TA et qu?il n?était pas correct qu?un ministre achète des billets d?avion d?une agence de vo-yages avec laquelle il a des ?liens?. Pressé par le député, Xavier Duval a affirmé qu?il comptait référer l?affaire à la police et à l?Icac. Showkutally Soodhun, qui semblait vouloir poser des questions identiques sur les membres du gouvernement actuel, a semblése raviser.

● CHIKUNGUNYA. Questions de chiffres. Satish Faugoo, ministre de la Santé, a annoncé 10 000 cas confirmés de Chikungunya depuis janvier. Février a été le mois le plus difficile avec 5 146 cas rapportés, contre seulement neuf en juillet. Danielle Perrier, du Mouvement militant mauricien, a recherché une assurance du ministre ?qu?il n?y aura pas d?autre épidémie de Chikungunya?, provoquant les protestations des bancs de la majorité. Satish Faugoo a référé la députée à ?ce que n?a pas fait l?ancien gouvernement?, en mentionnant le terme ?grofey? voulant désigner son prédécesseur. Propos qu?il a cependant retiré à la demande du Speaker. Le ministre a aussi assuré que ?si jamais il faut encore plus d?argent, le ministre des Finances le mettra à notre disposition.? Sans réaction de Rama Sithanen.

● ÉDUCATION. Pas les mêmes matières pour filles et garçons. Les filles ne peuvent étudier Design and Technology au secondaire, matière réservée aux garçons. Par contre, la matière Home Economics leur est destinée. C?est ce qu?à répondu Dharam Gokhool, ministre de l?Education, à Leela Devi Dookun. Quand cette dernière s?est insurgée contre cette ?discrimination?, Dharam Gokhool s?est empressé de dire qu?il avait hérité de cette situation de l?ancien régime. Le ministre a toutefois affirmé que les choses vont changer et que cela s?inscrivait dans sa réforme du programme.

● SANTÉ. Faugoo se fâche. Interrogé par le député Mungur de la majorité sur le National Trust Fund For Community Health, le ministre Faugoo a répliqué que le Conseil des ministres a décidé, le 2 juin, d?interrompre les activités de ce fonds. Visiblement pas d?accord, le député Mungur a insisté que ce n?était pas ce qui s?est dit dans le discours-programme. Le ministre a haussé la voix en demandant au député de la majorité s?il contestait une décision du cabinet. A l?opposition, réjouit de ce match entre membres de la majorité, Faugoo a lancé : ?Et pour ceux qui sont en train de faire des commentaires de l?autre côté, ils n?ont rien fait pendant 5 ans !? Le ministre a aussi répondu au même député que le président du Regional Health Advisory Board de l?hopital de Flacq avait été nommé en janvier et qu?il a présidé cinq réunions. Pourtant, le député Mungur a affirmé qu?il savait qu?il n?y a eu aucune réunion du board. Ce qui a fâché Satish Faugoo : ?Le membre a tort !? a-t-il dit. Avant d?ajouter sèchement : ?Qu?il vienne avec une question consistante?, répondant au même député qui demandait des détails sur les autres Advisory Boards du pays.

● HADJ. Quota en baisse. Les autorités Saoudiennes ont décidé de réduire le quota du nombre de visas accordés aux Mauriciens qui veulent partir en pèlerinage à la Mecque (hadj). Le nombre de 2 000 a été ramené à 1 200, a répondu Mahen Gowressoo, ministre de la Culture, au député Showkutally Soodhun. Dorénavant, ceux qui veulent accomplir le hadj ne pourront le faire qu?une fois tous les cinq ans. La décision résulte des incidents qui ont causé morts d?hommes. Le ministre a ajouté que les autorités mauriciennes attendent une demande de 800 visas additionnels. Showkutally Soodhun a affirmé qu?un accord signé par sir Anerood Jugnauth, alors Premier ministre, garantissait un quota de 2 500 visas par an. Il a laissé entendre que la décision de réduire ce nombre résulte d?un froid dans les relations entre les ?organisateurs du hadj? et les autorités Saoudiennes.

● IRS. Plusieurs taxes à payer. Le développement de projets integrated resort scheme (IRS) est sujet à diverses taxes. Celles-ci doivent permettre au gouvernement de prendre avantage de ces développements. Elles incluent la Land Conversion Tax prévue sous le Sugar Industry Efficiency Act et qui varie de Rs 50 000 à Rs 3,5 millions par hectare. Elle est appliquée sur la conversion de terres agricoles en terrains résidentiels ou à d?autres fins. Les appartements construits dans le cadre de projets IRS sont également sujets à cette taxe. La Land Transfer Tax, au taux applicable de 5 % ou 10 %, est aussi due pour la vente de terrains aux investisseurs dans des projets IRS. Sans compter les frais d?enregistrement pour l?achat d?un appartement IRS et le Corporate Income Tax imposable sur les profits réalisés lors de la vente d?appartements de même type.

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