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Régimes spéciaux : Nicolas Sarkozy «ne cédera pas»

22 novembre 2007, 00:00

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Alors que plusieurs centaines de milliers de personnes défilaient dans toute la France pour défendre le pouvoir d?achat, le chef de l?Etat s?est exprimé, avant-hier, devant le 100e congrès de l?Association des maires de France pour défendre ses réformes et pour inviter les salariés de la SNCF et de la RATP à mettre un terme à la grève. «On ne cédera pas et on ne reculera pas», a-t-il insisté, s?engageant à mener les «réformes» dont la France «a besoin».

«La réforme des régimes spéciaux de retraite, ce n?est pas une attaque contre les cheminots, les employés de la RATP, les électriciens ou les gaziers», a lancé Sarkozy, après avoir rendu un hommage appuyé à des métiers qui, selon lui, «ne sont pas des privilégiés». Cette réforme est «une question d?équité dans la répartition de l?effort face à l?évolution de la démographie, à la vie qui se prolonge, au nombre des retraités qui augmente (...) jusqu?au bout, je resterai déterminé et ouvert», a-t-il poursuivi.

Pour Sarkozy, «il faut savoir terminer une grève lorsque s?ouvre le temps de la discussion. La grande majorité des salariés de la RATP et de la SNCF et la quasi-totalité de ceux de GDF et d?EDF ont repris le travail. Désormais, l?esprit de négociation doit l?emporter sur l?esprit de confrontation. Ceux qui veulent travailler et qui sont de loin les plus nombreux doivent pouvoir le faire librement. Une petite minorité ne saurait imposer sa loi à une majorité, ni dans les services publics, ni dans les universités, ce qui est un comble», a-t-il déclaré.

Alors que s?ouvraient, hier, des négociations entre syndicats et direction à la SNCF et à la RATP, le président a refusé de croire «qu?il y ait un vainqueur et un vaincu» à l?issue du mouvement. «Mais je dis que chacun doit s?interroger sur la poursuite d?une grève qui a déjà coûté si cher aux usagers (...), qu?il faut penser à tous ceux qui ont besoin d?aller travailler et qui n?en peuvent plus d?être privés de transports en commun», a également déclaré Sarkozy, laissant même présager que la grève aura affecté des «entreprises qui risquent d?être obligées de supprimer des emplois».Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a promis, dans quelques jours, «d?autres initiatives pour répondre à l?angoissante question du pouvoir d?achat, de la croissance et de l?emploi», sans donner davantage de précision sur leur nature.

<B> Le Monde 2007 Distribué par The New York Times Syndicate</B>

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