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Référendum sur fond de combats en Syrie

26 février 2012, 20:00

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Référendum sur fond de combats en Syrie

Au moins 59 civils et soldats syriens ont été tués dans les affrontements, dimanche, jour où une nouvelle Constitution, qui pourrait permettre à Bachar al Assad de se maintenir au pouvoir jusqu''''en 2028, était soumise à référendum.

Un bombardement militaire contre les quartiers tenus par les insurgés à Homs a tué douze civils et trois personnes ont été tuées à Damas lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur une manifestation, a déclaré l''Observatoire syrien des droits de l''homme. Selon cette organisation d''opposition en exil, 21 autres civils et 23 membres des forces de sécurité ont été tués dimanche dans des violences dans le reste de la Syrie.

L''armée syrienne a par ailleurs déclenché d''intenses tirs de barrage ce lundi 27 février à Homs, où les rebelles continuent de résister après trois semaines de bombardements, rapportent des activistes. Les forces de sécurité syriennes ont également tiré à balles réelles contre des manifestants qui entendaient dénoncer la tenue du référendum constitutionnel dimanche soir à Damas, tuant au moins trois d''entre eux.

Une farce de mauvais goût

Les opérations de vote ont eu lieu dimanche  pour le référendum sur une Constitution qui, d''après Assad, permettra la tenue d''élections législatives pluralistes dans trois mois. L''opposition évoque une farce de mauvais goût étant donné la poursuite des violences à travers le pays. Le ministère de l''Intérieur a reconnu indirectement que les violences perturbaient le déroulement du référendum. "Le référendum sur une nouvelle Constitution se déroule normalement dans la majeure partie des provinces jusqu''à présent, avec une forte participation, excepté dans certaines régions", a-t-il assuré.

Prié de réagir à l''appel au boycottage lancé par l''opposition, le Premier ministre syrien, Adel Safar, a estimé que cette attitude traduisait un refus du dialogue."Certaines organisations servent les intérêts de l''Occident et de l''étranger et ne veulent pas des réformes en Syrie. Elles cherchent à détourner l''attention de la détermination de la Syrie", a-t-il dit aux journalistes à Damas."Cela ne nous préoccupe pas beaucoup. Ce qui nous intéresse, c''est la démocratisation et la liberté dans le pays", a ajouté Safar.

Des conditions atroces

La secrétaire d''Etat américaine Hillary Clinton a mis en garde dimanche contre les limites d''une intervention étrangère. "Je pense qu''il y a un risque de guerre civile. Une intervention étrangère ne l''empêcherait pas. Au contraire, elle l''attiserait sans doute", a-t-elle dit dans une interview à la BBC-télévision. "Il y a dans cette région un certain nombre de groupes très dangereux: Al Qaïda, le Hamas et ceux qui figurent sur notre liste de terroristes et prétendent soutenir l''opposition. Beaucoup de Syriens s''inquiètent fortement de ce qui viendrait après (...)", a-t-elle expliqué.

Un peu plus tard, à Rabat, elle a appelé "ceux qui soutiennent le régime syrien" à user de leur influence auprès du régime de Damas pour qu''il autorise une aide humanitaire aux secteurs touchés par les combats. Les pilonnages de l''armée contre certains quartiers de Homs ont plongé la population dans des conditions atroces.

(Photo : Dans un bureau de vote à Damas, diamenche 26 février).

(Sources : Reuters, Le Monde.fr).


 

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