Publicité

Réaliser un 1er film : paroles aux débutants

13 novembre 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Pour démarrer dans le cinéma chez nous, il n?y a pas 36 solutions. Pour faire du cinéma, il faut bien plus que de la volonté, il faut surtout des moyens. Pour ceux qui veulent en faire, seule la Mauritius Films Development Corporation (MFDC) et son fond d?aide au développement du film. L?objectif est de transformer des projets d?écriture au scénario en projet cinématographique.

Ce fond d?aide permet actuellement à des aspirants cinéastes, dont Dominique Merven, Jivita Bunwaree, Thierry Château et Nirveda Alleck, de démarrer dans la réalisation. «Monter un projet de film, c?est pour moi une façon passionnante de m?exprimer parce qu?il s?agit d?abord et avant tout de mettre sur papier une idée qui germe, de la transformer en scénario, de penser aux images, au son et à la musique, avant de pouvoir commencer à tourner, » explique Dominique Merven.

La difficulté majeure pour réaliser un premier film s?articule autour des problèmes d?ordre financier. «Le challenge c?est d?arriver à faire avec ce budget du fond d?aide. Il faut pouvoir faire le film dont on rêve sans disposer d?un million de roupies ! Il faut être imaginatif, créatif et surtout débrouillard, » explique D. Merven.

Face aux difficultés de se lancer dans la réalisation, un cinéma mauricien verra-t-il le jour ? Les aspirants cinéastes n?en sont pas tous convaincus. « Je ne suis pas du tout convaincu que nous aurons un jour une industrie du cinéma mauricien, » déclare Thierry Château. « Il faudrait dans un premier temps définir ce qu?on entend par une industrie du cinéma mauricien.»

Certes, des cinéastes de la trempe de David Constantin ou de Wassim Sookia, commencent à s?imposer. Romesh Sharma et avant lui Barlen Pyamootoo, ont tourné deux long-métrages chez nous. Mais est-ce suffisant ? « Qui veut aujourd?hui prendre le risque d?investir dans le cinéma ? » se demande Jivita Bunwaree, aspirant cinéaste.

Faute de temps pour faire aboutir leurs premiers essais, les cinéastes amateurs qui bénéficient du fond d?aide au développement du film, peinent à avancer. Exception faite de Thierry Château qui a déjà bouclé le tournage de son premier documentaire sur Le Morne. «J?ai eu à repenser mon scénario parce que mon comédien a été retenu ailleurs. J?ai donc tourné sans comédien, ce qui est tout à fait possible pour un documentaire.» L?envie de recommencer le titille déjà. Quant à savoir quel sera l?avenir de son premier essai, il est d?avis que c?est à la MFDC de voir ce qu?elle va en faire. « Pour moi, l?envie de continuer à écrire et à tourner me fait pousser des ailes, » explique-t-il.

Publicité