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Rs 1 milliard pour irriguer les plaines du Nord

4 novembre 2004, 20:00

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Une vie à labourer une terre nourrie par les seuls caprices de la pluie et du beau temps. A 72 ans, Hemchand Bhaugeerutty, planteur à Fond-du-Sac, peut souffler. L’eau arrive désormais directement à ses six arpents de terres sous culture avec la concrétisation de la deuxième phase du Northern Plains Irrigation Project.

Ce projet de l’Irrigation Authority (IA), visant à irriguer 3 500 hectares dans le Nord – l’eau provenant du Midlands Dam – sera finalisé en 2008. Il nécessite un investissement d’un milliard de roupies. Pour les besoins d’implémentation, ces 3 500 hectares ont été divisés en huit blocs.

Le ministre de l’Agriculture, Nando Bodha, a constaté de visu, hier, l’avancée des travaux. Cette zone, sise entre Belle-Vue et Fond-du-Sac, est de 900 arpents, appartenant à 630 planteurs. La région a toujours été alimentée par les pluies. Sotravic Limitée a bouclé 50 % des travaux, qui reprendront d’ici peu, la récolte dans les champs des petits planteurs ayant pris fin. Le coût est de Rs 91,6 millions.

Ainsi, un bloc couvrant 410 hectares est déjà abreuvé à travers les centre-pivots et autres installations annexes. Il concerne 250 planteurs, et a coûté Rs 58 millions. L’Etat cherche aussi le financement pour d’autres zones.

Le ministre a exhorté les planteurs présents à se regrouper pour assurer un meilleur rendement. Pour le bien-être des petits planteurs, des organisations-clés à l’instar de l’Irrigation Authority, la Farmers’ Service Corporation et la Sugar Planters’ Mechanical Pool Corporation sont également appelées à se réformer avec l’eventuelle réduction du prix du sucre de 37 %.

Dans 20 ans, la production devra toujours être de 600 000 tonnes de sucre. Et, avec cette réforme, il faudrait atteindre ce quota avec moins de terres sous culture. De fait, Nando Bodha a postulé pour une réforme à trois niveaux : dans les champs, dans les infrastructures et, “dans la tête”. Il est temps, selon le ministre, d’harmoniser le rendement grâce à la mécanisation et l’irrigation. D’ailleurs, un texte de loi permettra à l’IA de contracter des emprunts pour financer ses projets. Il sera débattu prochainement à l’Assemblée nationale. Et l’Etat jouera le rôle de garant.

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