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Roshi Bhadain n’a pas démissionné de l’Icac mais il a été renvoyé
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Roshi Bhadain n’a pas démissionné de l’Icac mais il a été renvoyé
Roshi Bhadain, directeur des investigations à l’Independent Commission against Corruption (Icac), n’a pas démissionné volontairement de cet organisme. Il a été remercié hier. Jusqu’ici pourtant, il a évoqué des raisons autres pour justifier son départ, dont un emploi à l’étranger. Il avait même demandé un congé d’un mois à compter du 5 juin. Et ses proches avaient aussi fait état d’un « ras-le-bol à l’égard du système.»
Nos sources révèlent une situation fort différente et des raisons de départ encore jamais évoquées. Sans dévoiler d’éléments précis, ces sources assurent que les faits entourant ce «départ précipité» sont suffisamment graves pour que la direction de l’Icac ait envisagé, pendant un temps, des solutions extrêmes. Roshi Bhadain lui est catégorique : il nie. (Voir hors-texte)
Déjà, le transfert, en avril, d’une trentaine d’employés, dont douze policiers, avant même la fin de leur contrat, serait un des reproches faits à Roshi Bhadain. Il aurait pris cette décision à titre personnel, avant même la constitution du nouveau board de l’Icac. Ces policiers étaient ceux qui étaient engagés dans les enquêtes importantes de l’Icac.
Prétendue connivence
On peut en effet se poser la question de ce licenciement d’employés qualifié de hâtif. Ferait-il partie des motifs du renvoi de Roshi Bhadain ? On ne le sait de manière certaine.
Toujours est-il que le board a finalement décidé d’entendre, dans ses locaux, son directeur des investigations le vendredi 2 juin. Celui-ci s’y rend en compagnie de son avocat, Me Yousuf Mohamed, lequel nous a confirmé sa présence.
Il paraît pour le moins curieux de se faire accompagner de son avocat quant on démissionne de son propre chef. La présence de l’homme de loi pourrait se justifier si les motifs du renvoi comprenaient par exemple une prétendue connivence avec des témoins et accusés dans des cas de corruption et délits financiers. Ou un manquement professionnel, telle la mise en suspens volontaire de dossiers pour freiner des enquêtes. Ou encore le non-respect des procédures établies.
Des zones d’ombres planent maintenant sur le départ de Roshi Bhadain de l’Icac, malgré les annonces précédentes d’«un emploi d’enquêteur obtenu à la cour pénale internationale de La Haye, aux Pays-Bas», ou des «perspectives plus alléchantes à l’étranger».
Le comité parlementaire est déjà informé des griefs reprochés à Roshi Badhain.
«C’est faux»
Sollicité pour une déclaration, Roshi Bhadain à déclaré : «C’est complètement faux. Je ne comprends pas pourquoi l’on s’acharne comme cela ! Cela peut être vérifié auprès d’Indira Manrakhan et les autres membres du ‘board’ pour confirmer quelles sont les raisons de mon départ de l’Icac. Je n’ai pas jamais été remercié. Je démissionné parce que j’ai trouvé un emploi à l’étranger, vérifiez la ‘Notice of Resignation’.»
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