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Roshan Hassamal : Quand l’être et le paraître deviennent un art de vivre
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Roshan Hassamal : Quand l’être et le paraître deviennent un art de vivre
Après avoir été au centre de toutes les attentions à la Zee Nite en septembre 2010, Roshan Hassamal était ce week-end sur le catwalk de l’International Fashion Extravaganza 2011, à l’auditorium J&J à Phoenix. Portrait d’un dandy pour qui l’image représente la profondeur de l’être.
Quand ils parlent de Roshan, ses copains sont unanimes : «Il est sympa, créatif et ambitieux.» Créatif ? Si l’on s’en tient aux idées reçues, c’est une qualité plutôt rare que l’on recherche chez un mannequin. Mais Roshan Hassamal n’est pas que mannequin il s’est plongé dans le monde du showbizz comme on embrasse une vocation. Et à 27 ans, la vie continue à sourire à ce photographe, acteur, présentateur.
Dès qu’on le voit avancer et commencer à parler, avec son air d’éternel collégien, un mot vient tout de suite à l’esprit : dandy. De dandy, il en a toutes les qualités du savoir-vivre masculin : élégance, originalité, langage recherché…
Son dandyisme n’est d’ailleurs pas passé inaperçu à la soirée de Zee Tv tenue à Maurice en septembre dernier. C’était lui la jeune découverte de l’année, en costume de maître de cérémonie, celui qui était au centre de toutes les attentions.
Ce week-end, Roshan Hassamal a une nouvelle fois laissé libre cours à ses compétences, aux côtés d’autres talents du mannequinat de Maurice et de l’Inde, lors de l’International Fashion Show Extravaganza 2011 à Phoenix.
En lui parlant, on note tout de suite son timbre de voix communicatif et son enthousiasme. Etudiés, ce timbre de voix et cet enthousiasme ? On hésite… Car ses poses relèvent chez lui d’une seconde nature. Une nature contrôlée, maîtrisée qui lui a permis de surmonter les obstacles que rencontrent habituellement les jeunes vers la voie du succès.
Benjamin de quatre enfants, deux filles et deux garçons, Roshan Hassamal est né à Bulawayo au Zimbabwe, d’une maman zimbabwéenne et d’un papa pakistanais.
«J’ai grandi à Harare, la capitale zimbabwéenne, jusqu’à l’âge de 6 ans. Puis, la famille a posé ses bagages à Maurice», explique le jeune homme sans se départir de son sourire charmeur.
Tout s’est déclenché très tôt pour lui.
Après l’école primaire, admission au collège St Joseph. «Quand on se croisait dans les couloirs de l’école, c’était toujours un bonjour ou un signe de la tête de sa part», se souvient un ancien élève qui a fréquenté les mêmes bancs d’école que Roshan Hassamal. Il a appris très tôt à construire son charisme.
Après le collège, il opte pour la filière Information Systems & Business Management à l’université de Westminster à Londres, où il étudie d’arrache-pied pendant trois ans.
Si l’entourage de Roshan Hassamal pense que le succès ne lui est pas monté à la tête, d’autres, à l’instar de Jameel Peerally, son ancien professeur de photographie, sont plus réservés.
«Roshan a connu ce moment de sa vie, où il s’est essayé à quelques caprices de star. Ce qui lui a valu des anicroches avec certains de ses amis. Mais je peux vous dire qu’il n’a pas agi de la sorte par méchanceté, mais plus par erreur de jeunesse», raconte le photographe, cinéaste et travailleur social.
Cependant Jameel Peerally se veut rassurant et souligne que cette étape de la vie de Roshan Hassamal est aujourd’hui révolue.
«Je lui connais beaucoup plus de qualités. Roshan est une personne créative, talentueuse et qui souhaite vivre de l’art. C’est aussi quelqu’un d’intelligent et qui a soif d’apprendre», ajoute Jameel Peerally.
Le principal concerné avoue que les avis de ses amis et des membres de sa famille comptent beaucoup pour lui.
A son retour au pays, le jeune diplômé s’engage dans l’entreprise familiale. Puis, le mannequinat l’enlève au business.
«J’ai commencé à poser pour le magazine de l’école, avant de signer des clichés pour les publicités de Cora (aujourd’hui Jumbo Phoenix) ainsi que celles du ministère de la Santé», déclare ce célibataire, à la recherche de sa moitié.
A 19 ans, le Curepipien multiplie les séances photos pour le compte de l’hôtel Maritime, d’Air Mauritius ou encore la marque de vêtements Lemon Yellow. En 2009, il finalise son portfolio.
A force de poser et de se voir dans les magazines et les dépliants, il finit par s’intéresser à la photographie. Une façon de concilier l’être et le paraître qui constituent, dit-on, la métaphysique du dandy…
«J’ai suivi des cours, pour débutants aussi bien qu’avancés, avec Jameel Peerally. J’ai également le soutien d’autres amis photographes du groupe Photographe amateur et professionnel mauricien», partage-t-il.
Ses ambitions: se perfectionner et exercer un jour comme photojournaliste. Pour le moment il tient bien en main, le caressant du regard, un bijou, un Canon 500D
«Là, j’aimerai bien être en Irak, en Egypte ou en Tunisie, qui connaissent en ce moment le chaos. Ce que je recherche, c’est cette montée d’adrénaline, qui me ferait me sentir vivant. Je suis prêt a prendre des risques pour cela, et si je tombe en mission, je mourrais heureux», dit-il.
Il est sollicité pour les mariages et les fêtes de ses proches et amis. Il ne contente pas de prendre les photos. Un vrai professionnel sait aussi agencer les photos dans un album.
En dandy accompli, Roshan Hassamal a poussé plus sa quête de l’image. Et ce fut une étape importante de sa vie. Il avait été approché par Kesava Anenden, l’époux de la romancière Ananda Devi, pour tourner dans le film Eve de ses décombres, inspiré du roman éponyme, prix des cinq continents de la Francophonie en 2006. La sortie du film est programmée pour mai prochain.
«Je tenais le rôle de Sad, le personnage principal, qui vient de Trou-Marron, un quartier défavorisé de Port Louis. Le directeur du film, Kesava Anenden, est un ami de la famille, et a tout le temps su ma volonté d’être devant la camera», précise le jeune homme.
Il se dit fier d’avoir fait la connaissance d’Ananda Devi. «On a travaillé jour et nuit pendant deux mois. Elle m’a beaucoup impressionné. Elle est géniale et je n’ai jamais rencontré une personne aussi simple et humble.»
Aujourd’hui, après la photo et les répétitions, Roshan Hassamal partage son temps entre les matchs de football, le kickboxing, le billard, la vitesse (en voiture) et les sorties en boîtes de nuit. Tout récemment, il a développé une passion pour le saut en parachute. Une nouvelle façon d’assumer son dandyisme : se faire voir du sol…
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