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Rooney comme Canto ?
Déjà relégué à 9 points d’Arsenal en Championnat d’Angleterre faute d’attaquants valides, Manchester United ne fait plus peur et, à la veille du début de la campagne européenne 2004-05 sur le terrain de Lyon, ses supporters attendent Wayne Rooney comme le Messie.
Avec une seule victoire au compteur en cinq rencontres de Championnat et deux défaites évitées à la 90e minute, les “Diables rouges” sont largement distancés par les “Gunners”. La C1 pourrait opportunément relancer des joueurs en manque de confiance.
Sur le papier, “ManU” a pourtant tout pour affoler les compteurs avec Ruud van Nistelrooy, Louis Saha, Alan Smith, le jeune attaquant débarqué de Leeds, et surtout Rooney, le transfuge d’Everton.
Mais, sur le papier uniquement, car les attaquants mancuniens sont plus souvent à l’infirmerie que sur les terrains, depuis le début de la saison. Si Van Nistelrooy est revenu samedi face à Bolton, il a croisé Saha, blessé mercredi avec l’équipe de France contre les îles Féroé.
Quant à “Roo”, blessé depuis l’Euro au Portugal, il n’a pas encore pu justifier les 39,85 millions d’euros déboursés pour l’arracher aux voisins d’Everton, alors que l’attaquant norvégien Ole Gunnar Solskjaer est déjà out pour toute la saison.
Résultat, c’est un joker comme l’ancien Cannois David Bellion, auteur de deux buts en Championnat dont le dernier samedi à la dernière seconde à Bolton (2-2), qui permet de sauver les meubles.
<B>Une simple rature</B>
Troisième en Championnat la saison dernière, éliminé en huitièmes de finale de la Ligue des champions par le FC Porto, Manchester United avait fait souffrir ses supporters, plus habitués aux trophées qu’aux seconds rôles. Et le début de cette nouvelle saison n’a pas vraiment de quoi les rassurer, même si l’entraîneur Alex Ferguson reste optimiste.
Avec l’arrivée de Rooney et le retour de suspension (le 20 septembre) de Rio Ferdinand de nature à rassurer une défense qui tangue sérieusement, le patron des Red Devils estime en effet qu’il disposera de la plus forte équipe depuis 1999, lorsque MU avait signé le triplé Championnat, Coupe et Ligue des champions.
“Wayne peut être le nouvel Eric”, a même affirmé Sir Alex, en référence à Eric Cantona, qui avait enflammé Old Trafford dans les années 90.
“Avec Rooney, Saha, van Nistelrooy et Smith, nous n’avons aucune raison d’envier le Real Madrid”, s’est félicité de son côté Carlos Queiroz, l’adjoint de Ferguson, estimant que le club a “bâti les fondations pour les dix prochaines années” et préparé la relève de la génération dorée des Ryan Giggs, Gary Neville, Paul Scholes et David Beckham.
Bref, “ManU” veut prouver que l’échec de l’an passé n’était qu’une simple rature sur une copie européenne quasi -immaculée avec trois quarts de finale, deux demi-finales et un titre, face au Bayern Munich en 1999, lors des huit dernières saisons.
Qualifié sans trembler pour la Ligue des champions via le tour préliminaire, face au Dynamo Bucarest (2-1 puis 3-0), Manchester United doit maintenant affronter des équipes d’un autre calibre avec l’Olympique lyonnais, champion de France trois saisons consécutives, et un très offensif Sparta Prague. Les Turcs de Fenerbahce ne paraissent pas en mesure de bousculer la donne de ce groupe D.
Rooney et les attaquants mancuniens doivent retrouver le chemin des filets puisqu’ils ne peuvent plus compter sur une défense hésitante pour assurer le 0-0 à l’extérieur.
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