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Ronaldo porte bien son nom
IL n?a peut-être pas le même talent, la même carrure que son glorieux patronyme brésilien, mais Cristiano Ronaldo porte de toute évidence bien son nom. Samedi, à Villa Park, il a fait voir de toutes les couleurs au premier rideau défensif d?Arsenal. Intenable, déroutant, insatiable et, par dessus tout, fin technicien, le Portugais a, par à-coups, mis le feu au match. Aux yeux de plusieurs observateurs, il a été l?homme de cette demi-finale. Nous le pensons aussi.
Le joker de luxe de Manchester United a, en tout cas, justifié la confiance placée en lui samedi par sir Alex Ferguson. L?Ecossais, d?ailleurs, n?a pas manqué, à sa sortie des terrains, de saluer la performance de celui qui est considéré comme la future grande star du football, l?héritier de David Beckham.
?Je ne lui ai donné aucune consigne. Il était libre de jouer à l?instinct. Il n?a pas eu à défendre. Cristiano Ronaldo est à l?aise quand on procède par contre-attaque?, a expliqué Fergie.
Roy Carroll a fait basculer le match
Si Tim Howard gardait les buts de Manchester United samedi, Arsenal aurait sans doute ouvert le score d?entrée. Cette analyse ne vient pas de nous, mais des méchantes langues qui arpentent les salons de discussions consacrés au football sur yahoo messenger. Cela dit, il y a peut-être du vrai là-dedans.
Arsenal a exercé une pression phénoménale sur son adversaire dans les cinq premières minutes. Manchester United semblait asphyxiée. Et, n?était-ce un grand Roy Carroll dans les buts des Diables rouges, ajouté au sauvetage en catastrophe de Wes Brown sur sa ligne, les Gunners auraient inévitablement ouvert le score. Et le match, forcément, aurait pris une autre tournure.
La performance de Roy Carroll a été exemplaire. Et sir Alex Ferguson a eu raison de rendre hommage à son gardien de but nord-irlandais. ?Il a effectué deux arrêts réflexes d?entrée de jeu. Nous avions besoin de ce brin de chance. Roy Carroll a parfaitement assumé ses responsabilités. Toute l?équipe le reconnaît?, a déclaré le technicien écossais. Le grand perdant, dans toutes cette histoire, est Tim Howard. Ce n?est pas demain la veille que l?Américain retrouvera sa place dans les cages mancuniennes.
Roy Keane : ?Ce n?est pas gagné !?
Battre Arsenal en demi-finale de la Cup, c?est indéniablement la performance de la saison, vu en tout cas de la fenêtre mancunienne. Mais la Cup, quoi qu?on dise, n?est pas encore gagnée. Il reste à jouer la finale. Face à Millwall, une équipe moins complète, moins talentueuse et moins homogène que Man U certes, il va falloir rester vigilant jusqu?au bout. Les supporters de la vieille époque, eux, préfèrent rester prudents. Ils se souviennent de 1984, année où l?équipe d?Old Trafford était opposée en finale, au Petit Poucet Brighton and Hove Albion. A l?arrivée, United concéda un étonnant match nul, 2-2, et fut contrainte d?avoir recours au replay pour inscrire son nom au palmarès de la Cup.
Roy Keane a en tout cas exhorté ses coéquipiers à la révolte. ?Notre victoire contre Arsenal n?aura aucun sens si on ne gagne pas la finale. Certaines personnes disent qu?il n?y a rien de pire que de perdre une demi-finale de Cup. Moi je crois que le pire serait de perdre la finale.? L?Irlandais ne croit pas si bien dire. Ce serait effectivement le comble...
Arsène Wenger est mauvais joueur
Les supporters d?Arsenal se sont faits tout petits au moment de quitter Villa Park et regagner Londres samedi. Et pour cause. Perdre une demi-finale de FA Cup n?est jamais agréable. Perdre contre Man U, l?ennemi juré, l?est encore moins.
Arsène Wenger, lui, s?est fait attendre au sortir du match. Ce n?est que très tard, samedi soir, que les sites spécialisés ont été en mesure de reproduire les commentaires aigres-doux du manager français des Gunners. Déçu, Wenger l?est. Il s?est contenté d?évoquer un manque de réalisme. ?Vous pouvez parfois avoir dix occasions de but pendant un match et ne pas en mettre une au fond. A l?inverse, ça peut se faire que vous concrétisez votre unique occasion et que vous remportez le match?? Si Wenger fait allusion à samedi, c?est qu?on n?a probablement pas vu le même match.
L?entraîneur français n?a rien à reprocher à ses joueurs. ?Ils ont vraiment donné tout ce qu?ils avaient dans le ventre. On a été malheureux de perdre ce match?, analyse-t-il. Et quid de la performance de Man U ? ?Ils ont marqué un beau but, mais ça s?arrête là. Ils se sont ensuite repliés dans leur moitié de terrain et se sont contentés de défendre?? Analyse laconique d?un technicien qui, visiblement, a du mal à accepter la défaite.
Pour Arsenal, tout n?est pas si noir
Malgré l?élimination d?Arsenal, tout n?est pas si noir. C?est, en tout cas, ce que soutient Arsène Wenger. Le technicien français tire deux enseignements positifs de la défaite de samedi, face à Manchester United. Primo, ?Arsenal n?a pas eu à jouer les prolongations.? Pas mal comme trouvaille. Secondo, la FA Cup, aux yeux du Wenger, était ?la moins importante des trois compétitions dans laquelle nous étions engagés.? Plus aucun doute n?est possible : Arsène Wenger est bel et bien français. Ce qu?il a oublié de préciser, c?est qu?il avait déclaré, en début de saison, que la Cup était un rendez-vous très important. ?Nous avons un titre à défendre. Et puis, ce serait sympa de devenir la première équipe à remporter trois fois de suite cette prestigieuse compétition?? Amnésie ? Mauvaise foi ? Un peu des deux.
Arsenal perd la Cup, Reyes et Ljungberg...
Comme un malheur ne vient jamais seul, Arsenal n?a pas seulement perdu la bataille de Villa Park face à Man U samedi. Les Gunners ont également perdu deux de leurs meilleurs éléments, l?Espagnol Jose Reyes et le Suédois Freddie Ljungberg, lesquels devraient manquer le quart de finale de la Ligue des champions, demain, contre le rival londonien Chelsea.
Dans le cas de Ljungberg, le staff médical d?Arsenal suspecte une fracture au bras mais préfère attendre les examens radiographiques avant d?émettre un verdict définitif. Reyes, pour sa part, devrait rester éloigné des terrains pendant au moins trois mois, ayant été victime d?une blessure aux ligaments croisés.
Arsène Wenger était dans tous ses états après le match et s?en est vertement pris à Paul Scholes qui, dit-il, était de tous les tacles mais a échappé sans cesse aux yeux de l?arbitre.
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