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Ronaldinho : vite, le ballon d’or !

21 novembre 2005, 20:00

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Si Ronaldinho n’est pas Ballon d’Or lundi prochain, le jury de France Football perdra certainement une bonne partie de sa crédibilité. Le génie brésilien a, en tout cas, une nouvelle fois fait étalage de tout son talent, samedi soir, à Santiago Bernabeu, où l’épatant et irrésistible FC Barcelone, sous l’inspiration de son artiste brésilien, a réduit en véritable peau de chagrin son rival historique, le Real Madrid.

Le Barça, tenant du titre, a ainsi remporté le célèbre Clasico 3-0 pour s’emparer seul de la tête de la Primera Liga, profitant ainsi du match nul concédé par le précédent leader, Osasuna, sur la pelouse de Getafe, 0-0.

Ronaldinho a, à lui seul, assommé une défense madrilène aux abois, marquant deux buts de toute beauté après l’heure de jeu (60e et 78e). Le Camerounais Samuel Eto’o avait précédemment ouvert le score (15e), pour porter son total personnel à 11 buts.

Si Barcelone carbure au super, ayant d’ailleurs inscrit 27 buts lors de ses sept dernières sorties, force est de constater que la vieille garde du Real Madrid n’a plus rien de galactique.

Ronaldinho, en tout cas, ne peut être qu’un magicien pour avoir fait ce qu’il a fait, samedi, lors du Clasico : marquer deux buts d’anthologie et recevoir, en prime, les applaudissements du stade Santiago-Bernabeu.

Dimanche, la presse sportive espagnole, aussi bien catalane que madrilène, était d’ailleurs aux pieds de l’international brésilien du Barça.

<B>Impuissance du Real</B>

De la part des journaux catalans, la chose était attendue. “Ronaldinho, avec deux buts magnifiques, confirme qu’il est le numéro un mondial devant un public qui a rendu hommage à sa magie”, commentait en une El Mundo Deportivo.

“Les deux buts du siècle”, titrait Sport, l’autre grand quotidien sportif catalan. “Vingt-deux ans après le but exceptionnel de Maradona, le Bernabeu applaudit de nouveau la performance d’un blaugrana”, ajoutait le journal.

C’est sans doute à contrecoeur, vu l’ampleur du score, le pire depuis 31 ans, qu’une partie des supporteurs madrilènes a applaudi le crack brésilien mais ils ne pouvaient nier l’évidence. Ronaldinho venait de réaliser quelque chose de très rare : passer en revue, à deux reprises, une défense qui sans être la meilleure d’Europe n’est composée que d’internationaux (Salgado, Sergio Ramos, Ivan Helguera et Roberto Carlos).

“C’était un match parfait”, savourait le Brésilien. “Ce fut un moment très émouvant et jamais je ne l’oublierai, parce que ce n’est pas habituel que les supporteurs adverses, dans un match comme celui-là, t’applaudissent et te montrent autant d’affection”.

La presse madrilène allait encore plus loin dans les superlatifs pour commenter la performance du numéro 10 du Barça.

“Un stratosphérique Ronaldinho pousse les galactiques vers la retraite”, commentait Marca en Une, avant d’ajouter dans ses pages intérieures: “Le Brésilien, devant l’impuissance du Real, confirme qu’il est le meilleur”.

“Ronaldinho est un être supérieur”, titrait As en Une, reprenant l’expression que le vice-président du Real Madrid, Emilio Butragueno, avait un jour utilisé pour parler de Florentino Perez, patron de la “maison blanche”.

Le Brésilien à la longue chevelure frisée a tout mis dans ses deux buts : contrôle de balle impeccable, pouvoir d’accélération et adresse diabolique au moment opportun.

À 25 ans, l’ancien pensionnaire du Gremio et du Paris SG confirme qu’il est bien l’un des meilleurs joueurs du monde – peut-être le meilleur – et qu’il est tout proche du Ballon d’or, trophée qui sera décerné à la fin du mois.

La presse sportive espagnole a déjà officialisé l’affaire: Ronaldinho, champion d’Espagne avec le Barça et vainqueur de la Coupe des Confédérations avec le Brésil, est le Ballon d’or 2005. Il faudra pourtant attendre le 28 novembre. Mais cela paraît tellement évident.

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