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Rogers poursuit la décentralisation
Les résultats du premier semestre confirment Rogers dans sa stratégie de décentraliser l?administration de ses différentes filières d?activités. Le groupe s?attend ainsi à une amélioration des profits, par rapport à l?année dernière, au terme de l?année financière comparée à l?an passé.
La nouvelle structure du groupe est entrée en vigueur en octobre dernier. Les activités ont alors été regroupées en trois clusters: Distribution, Loisirs-logistiques et Services financiers. Ceux-ci jouissent d?une plus grande autonomie de gestion par rapport au Head Office.
Le Head Office offre, quant à lui, un nombre réduit de services aux différents clusters. Ces derniers ont, à leur tour, consolidé leurs structures et se sont pris en charge. « Nous pensons que cette nouvelle structure assure une meilleure performance », soutient le chief executive officer, Tim Taylor, dans le dernier numéro d?un bulletin interne, Investors News. À titre indicatif, le bénéfice par action pour le semestre a augmenté de Rs 7,79 à Rs 9,51 en six mois.
Meilleure option pour l?avenir
Les objectifs de rationalisation des coûts de gestion centrale ont également été atteints en ce qui concerne les clusters Loisirs-logistiques et Services. En revanche, la filière Distribution reste à la traîne. À la fin de mars, les revenus de la filière Loisirs-logistiques s?élevaient ainsi à Rs 1,65 milliard contre Rs 1,41 milliard à la même époque l?année dernière. Cependant, les profits avant la taxe ont reculé légèrement.
Pour ce qui est de la filière Services, les revenus sont passés de Rs 620 millions à Rs 698 millions en six mois, et les profits avant la taxe de Rs 77 millions à Rs 105 millions. Ce secteur maintient son dynamisme de croissance avec l?arrivée d?un centre d?appels et le lancement de la Rogers MasterCard.
La vente à tempérament a connu un rebond, accentué par l?annonce des détaxes faite dans le budget. Le relookage des magasins Galaxy a permis de gagner des parts de marché et les négociations sont ouvertes pour le rachat des magasins Courts.
En revanche, la transition vers l?autonomie a été plus délicate pour la filière Distribution qui reste minée par une forte concurrence. Ceci est surtout le cas pour le fer et les produits de consommation. Les divisions de l?agrochimie et de la peinture ont, quant à elles, été affectées par le mauvais temps. Les résultats du premier semestre ont été de 20 % inférieurs au budget. Les revenus ont augmenté de Rs 1,04 milliard à Rs 1,05 milliard alors que les profits avant la taxe ont chuté de Rs 55 millions à 37 millions en six mois.
La nouvelle stratégie d?autonomie n?a pas encore atteint sa vitesse de croisière, mais les directeurs de Rogers estiment que c?était la meilleure option pour l?avenir qui va dans le sens de l?innovation et du progrès. Et cela, en attendant 2006 quand la transition sera consommée et qu?une nouvelle direction sera en place sous la houlette de Philippe Espitalier-Noël. D?ici là, le groupe aura adopté une nouvelle image corporate traduite par un nouveau sigle.
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