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Rodrigues vote une motion controversée
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Rodrigues vote une motion controversée
C?est une motion qui a eu pour conséquence d?attiser la tension entre le gouvernement central et Rodrigues. L?affaire porte sur l?allocation de mauvais temps à être accordée aux pêcheurs.
Le Conseil des ministres de juin 2006, a, en fait, décidé de diviser Rodrigues en quatre zones pour le paiement des allocations de mauvais temps. La motion déposée par Johnson Roussety va contre cette décision. La majorité au sein de l?ARR insiste sur le maintien du versement de cette assistance financière aux pêcheurs du lagon et aux membres de leurs familles en guise de supplément, soit à la hauteur de Rs 1 085 par mois sur des critères définis selon le gouvernement central.
La motion du chef commissaire, Johnson Roussety, a été votée hier après-midi. Du coup, le vote a été mal accueilli par le gouvernement qui estime qu?il s?agit-là d?un non-respect d?une décision du Conseil des ministres.
Me Jacques Panglose, conseil légal de l?Assemblée régionale, estime que Rodrigues ne peut certes pas modifier des décisions relatives à la Sécurité sociale mais elle peut agir par rapport au Family Welfare Fund et au Fishermen Welfare Fund. «C?est dans ces deux cas que le chef commissaire a agi», fait-il valoir. «A mon avis, la majorité a le pouvoir de gérer son autonomie pour venir en aide à ses mandants qui l?ont démocratiquement élue», fait-il ressortir.
Le gouvernement central peut-il envisager d?entrer une injonction en cour pour interdire au conseil exécutif d?aller de l?avant avec cette motion ? «Si jamais il envisage d?y avoir recours, j?ai comme l?impression que ce sera une guerre ouverte qui n?a pas sa raison d?être», lâche Me Jacques Panglose.
Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie insiste, lui, sur le fait que le chef commissaire doit respecter la décision du conseil des ministres. «Il n?a pas le droit de défier cette autorité», fait-il ressortir.
Rajoo Vithilingem, avocat de profession ayant travaillé pendant quatre ans comme clerc à l?Assemblée fait de son côté valoir que «c?est une erreur que de croire qu?on peut déroger aux provisions budgétaires approuvées par le ministre des Finances et par l?Assemblée. En cas de ré-allocation, l?aval du ministre des Finances doit être obtenu».
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