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Risques intégrés

18 juillet 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>Par Akilesh ROOPUN</B>

Les services financiers sont en forte croissance. Le gouvernement veut capitaliser sur cette effervescence pour replacer ce secteur dans le paysage économique du pays.

Les autorités de régulation et de promotion multiplient les initiatives pour que la juridiction mauricienne devienne un conduit naturel dans le business international au même titre que Singapour et Hongkong. La qualité de la supervision financière est, à ce titre, vitale pour inspirer confiance aux investisseurs étrangers. Les nouvelles lois en l?occurrence le ?Securities Bill?, l??Insurance Bill? et le ?Financial Services Bill? visent à rehausser l?image du pays comme un centre d?affaires international.

Les banques, les assurances, les sociétés d?investissement et les autres intermédiaires financiers doivent adhérer aux normes internationales de prudence. En même temps, il faut qu?ils puissent fournir des produits de qualité à des coûts compétitifs et de manière efficace et rapide. Les institutions de régulation s?équipent pour bien exercer leur rôle de chien de garde tout en gardant en tête les impératifs de développement de l?industrie.

L?image de la juridiction est également tributaire de la diversité et de la profondeur du secteur financier. D?un système dominé à outrance par les banques, Maurice évolue rapidement vers un secteur où les opérateurs financiers non bancaires jouent un rôle important.

Les gens ont aujourd?hui plus de possibilités pour faire fructifier leur argent en dehors de l?épargne bancaire traditionnelle.

La concentration des risques financiers se diversifie en conséquence. Mais dans la pratique, les barrières entre les différents métiers ne sont pas aussi claires et nettes. Dans la mesure où des produits d?assurances sont disponibles aux comptoirs des banques et que les compagnies de leasing offrent des facilités de dépôt, la ligne de démarcation conventionnelle ne tient pas toujours la route. Les prestations émergentes telle la ?private banking? se rapportent davantage à une offre intégrée qu?aux facilités bancaires au sens strict du terme.

Dans cette optique les deux autorités des marchés financiers à savoir la Banque de Maurice et la Financial Services Commission (FSC) ont décidé de coordonner leurs opérations de surveillance.

Les agences de régulation entendent privilégier une approche axée sur les prestations plutôt que sur les prestataires. Cette coordination permettra aux régulateurs de bien délimiter leur champ d?intervention, d?autant plus qu?une même institution financière sera suivie par plus d?un superviseur.

Quoi qu?elle réponde à un souci d?efficience, la démarche comporte aussi des dangers. En se concentrant sur les activités individuellement, l?on risque de ne pas prendre la mesure du business dans son ensemble. La nature des risques d?une banque, par exemple, est beaucoup plus complexe qu?une simple addition des risques attachés à ses différents produits.

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