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Rien n?est encore joué

24 juin 2007, 00:00

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Début juin, on croyait la crise désamorcée. En se mettant autour de la table pour négocier sur la suite de la réforme, sucriers et gouvernement affichaient confiance et sérénité.

Aujourd?hui, ces deux mots ne sont plus vraiment d?actualité. « On avait débuté dans un climat de coopération. Désormais, on a l?impression que lorsqu?on se présente devant l?un des sous-comités mis en place à la suite de la rencontre gouvernement-sucriers, on est appelé devant un tribunal ou une commission d?enquête », explique une source proche de l?industrie sucrière.

En effet, le climat se détériore. Au point où certains proches du dossier n?hésitent plus à penser que les négociations entre les sucriers et le gouvernement pourraient malheureusement capoter.

En cause, en partie, l?attitude du Premier ministre, Navin Ramgoolam. « Je ne comprends pas pourquoi il semble soudain vouloir durcir la ligne. Je pense qu?une rencontre de haut niveau aiderait à ramener un peu de sérénité et permettrait à l?industrie de comprendre ce qu?on attend d?elle », déclare cette même source.

L?attitude belliqueuse de certains

Tandis que les uns déplorent l?attitude belliqueuse de certains membres de sous-comités et le manque d?intérêt de Navin Ramgoolam à vouloir trouver une solution acceptable, d?autres estiment, par contre, que des discussions plus constructives ont néanmoins eu lieu sur la question de la participation des travailleurs et des planteurs dans tous les clusters du secteur sucre.

Mais malheureusement, cet optimisme est loin d?être partagé par tous. Ce qui amène certaines sucreries à envisager des solutions les plus extrêmes. En effet, au moins trois d?entre elles ont déjà commencé à prévoir l?éventualité de sortir des cadres de négociation et de procéder à des fermetures avec licenciement économique. Sans octroyer des Voluntary Retirement Schemes à leurs employés.

« Certaines usines, si on continue comme ça, ne pourront opérer qu?une à deux années encore. Ensuite, elles fermeront et licencieront. Les travailleurs n?empocheront alors que 15 jours d?indemnité salariale par année de service. Ce n?est pas une solution souhaitable. Mais on va devoir procéder ainsi, car on ne disposera pas d?aide publique pour notre fermeture », indique un membre du conseil d?administration d?une usine du Sud.

À moins que les plus hautes autorités politiques ne se décident à recommencer à négocier de manière constructive.

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