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Retour en force de José Anigo

5 juin 2005, 00:00

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José Anigo, qui vient de se voir confier « la totalité de la responsabilité sportive » de l?Olympique de Marseille, est l?homme du sérail olympien par excellence.

Né à Marseille en 1961, titulaire de sa première licence à l?OM en 1975, le « minot » comme l?appellent les Marseillais en souvenir du temps où les jeunes du centre de formation ont sauvé un OM moribond en 1981, ne s?est jamais éloigné longtemps de la cité phocéenne. Tout au plus aura-t-il poussé jusqu?à Nîmes où il exercera ces talents d?arrière gauche, avant de venir finir sa carrière de joueur à Endoume, l?autre club de Marseille.

Devenu entraîneur, c?est naturellement à l?OM qu?il fera ses premières (et seules) armes. Au centre de formation tout d?abord, en 1997 puis aux côtés de Tomislav Ivic, qu?il sera amené à remplacer en cours de saison en 2001. Mais le courant ne passe pas avec le manager sportif de l?époque, un certain Bernard Tapie, et, après quelques matches seulement, José Anigo retourne s?occuper de l?équipe-réserve.

En janvier 2004, l?OM a de nouveau besoin du sapeur Anigo pour éteindre l?incendie qui brûle entre Alain Perrin et tout le reste de l?environnement olympien, joueurs compris. Appelé par Christophe Bouchet, il va conduire le club jusqu?en finale de la coupe UEFA, grâce, il est vrai, à un Didier Drogba dont la classe vient d?exploser dans le club marseillais.

Mais la lune de miel ne dure pas. Le départ de Drogba, un recrutement qui ne parvient pas à séduire les supporters marseillais, les résultats qui ne suivent pas et surtout trois défaites dans la saison contre l?ennemi héréditaire parisien, viennent lui rappeler que nul n?est prophète en son pays.

Dès lors, José Anigo abandonne les commandes de l?équipe le 23 novembre 2004 à Philippe Troussier. Mais une nouvelle fois, il reste au club où il fait office de conseiller auprès de Pape Diouf. Les rapports entre les deux hommes, autrefois excellents se sont tendus au fil des semaines. En lui attribuant toute la responsabilité du secteur sportif, le conseil de surveillance en fait le grand vainqueur des dernières turbulences marseillaises. A 44 ans, José Anigo fait un nouveau retour en force dans le club qui l?a vu grandir et où les droits à l?erreur ne sont pas légion.

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