Publicité

Retour de l?inflation forte

25 juillet 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les prix s?enflamment. Le Bureau central des statistiques (BCS) prévoit un taux d?inflation de 8,5 % pour l?année en cours alors que celui pour juin était de 5,1 %. La hausse générale significative des prix résulte principalement des récentes majorations pour l?essence, la farine, le gaz ménager, les boissons alcoolisées, la cigarette et le pain. Le BCS anticipe d?autres augmentations de prix pour des produits de grande consommation d?ici la fin de l?année.

Le taux d?inflation de 8,5 % sera le taux le plus élevé depuis 1993. Les prévisions du BCS sont légèrement plus pessimistes que celles de la Mauritius Commercial Bank (MCB). Celle-ci avait estimé, dans sa dernière analyse de la situation économique (MCB Focus), un taux d?inflation de 8 %.

Les autorités monétaires ont pris certaines dispositions en anticipation de cette soudaine poussée inflationniste (provoquée en grande partie par les différentes hausses de prix intervenues presque simultanément). La Banque de Maurice a relevé, au début du mois, le Lombard rate, taux directeur, de 50 points de base (de 11,50 % à 12 %). L?objectif en est de freiner la croissance des liquidités dans le circuit monétaire.

La hausse du taux d?intérêt devrait encourager l?épargne et amener la population à moins consommer, facteur qui risque d?alimenter davantage l?inflation. De plus, un taux d?intérêt plus élevé renforce la roupie et la rend plus résistante face aux tendances de la dépréciation. Une roupie faible finit par importer de l?inflation, en raison des produits qui reviennent plus cher aux consommateurs.

Mais pour certains observateurs, cette intervention de la Banque centrale n?est pas suffisamment musclée et proactive. La forte variabilité du taux d?inflation, soit d?un taux de 5,1 % en juin à 8,5 % en décembre, devrait interpeller la Banque de Maurice à ajuster le Lombard rate plus régulièrement. Plus elle tarde à réagir, plus les forces inflationnistes trouvent le temps de s?infiltrer au sein de l?économie.

<B>Les prix grimpent</B>

Un taux d?inflation qui varie trop vite sur un laps de temps très court perturbe les stratégies d?investissement des opérateurs. L?absence d?un environnement prévisible n?est pas propice pour démarrer de nouvelles affaires et peut même faire ralentir l?activité économique.

Pourtant, les choses étaient plutôt calmes durant les premiers six mois de l?année. L?indice des prix pour le deuxième trimestre était de 126,2 points, soit une légère hausse de 1,6 % par rapport aux trois premiers mois de l?année. Ce mouvement est le fait de la majoration des prix des boissons gazeuses et alcoolisées, du pain, de la cigarette et du diesel, qui ont pris effet dans la période entre début avril et fin juin.

Le prix de plusieurs articles ont pris l?ascenseur après l?annonce des mesures budgétaires, le 9 juin. Parmi, celui de la bière (15,9 %), du rhum et des liqueurs (10,9 %), du whisky (20,5 %) et des cigarettes (17,8 %). Mais cette période a aussi enregistré des baisses de prix, notamment sur les fruits et les légumes frais et sur l?essence.

Publicité