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Repères
● <B>LA REUNION
Émeutes au Port</B>
Vers vingt heures avant-hier, une cinquantaine de jeunes gens se sont rassemblés sur le rond-point Titan, la plupart le visage masqué par des foulards. Plusieurs containers de poubelles ont été incendiés et placés au milieu de la chaussée, avenue du 20 Décembre 1948, dans les deux sens de la circulation.
Lorsque les sapeurs-pompiers du Port sont arrivés sur les lieux, la tension était déjà palpable. Des policiers sont alors appelés pour escorter les hommes du feu. Emeutiers et forces de l?ordre s?observent. Puis une pluie de galets s?abat sur les policiers. L?alerte est donnée. Une rumeur enfle.
L?interpellation d?un jeune caïd au cours de l?après-midi pourrait être le point de départ du mouvement. Des renforts arrivent de Saint-Denis. Les policiers chargent, les jeunes se replient dans des immeubles, fuient en scooter. Des grenades lacrymogènes fusent pour disperser les jeunes gens.
Mais le mouvement ne fait que s?amplifier. Des bouteilles enflammées volent tels des cocktails Molotov. Une première voiture est incendiée, puis une seconde.
Les cailloux fusent depuis les fenêtres. Bientôt, le sol est jonché de dizaines de projectiles et de restes de poubelles et de déchets divers encore enflammés. Les autorités prennent la mesure de l?événement et les cadres de permanence se rendent sur le terrain aux côtés de leurs troupes.
Nathalie Authebon, commissaire du Port est à bord d?un 4x4 avec une de ses équipes. Le directeur départemental de la sécurité publique, Michel Clément, est également sur place. Bientôt, c?est le sous-préfet de Saint-Pierre qui se rend sur les lieux pour gérer cette situation exceptionnelle.
Dans la cohue, les policiers parviennent à passer des menottes aux poignets, transportant immédiatement les interpellés au commissariat du Port. La presse est également prise à partie, un cameraman de RFO se fait voler son véhicule qui finit embrasé au milieu de la chaussée.
● <B>SEYCHELLES
L?avenir de Mayotte en suspens </B>
«La consultation sur l?avenir institutionnel de Mayotte aura lieu dans les douze mois suivant l?adoption d?une résolution votée par la nouvelle équipe du conseil général élue en mars prochain», parole du secrétaire d?Etat à l?Outre-mer, Christian Estrosi, lors du dernier Conseil des ministres.
Contrairement à ce qu?avait espéré Mansour Kamardine, alors député de la collectivité territoriale lorsqu?il était chouchouté par Jacques Chirac, contrairement à l?espoir du sénateur Adrien Giraud, désormais légataire du « long combat des anciens pour la départementalisation», les Mahorais devront prendre leur mal en patience.
Le gouvernement s?est accordé un nouveau délai rendu nécessaire, plaide-t-il, par le législateur. La consultation a ainsi peu de chances de se dérouler cette année, sans doute en 2009, ou en 2010, comme le texte de loi l?avait prévu.
Pourquoi ce calendrier ? La loi du 21 février 2007, votée par l?ensemble des parlementaires mahorais donne la faculté au conseil général de Mayotte, à l?issue de son renouvellement en mars prochain, d?adopter une résolution demandant à passer du statut de «collectivité départementale», régie par l?article 74 de la Constitution, à celui de département et région d?Outre-mer. Après cet avis des conseillers généraux, il leur faudra attendre la visite de la commission des lois du Sénat, programmée en septembre, un préalable à la tenue de la consultation par voie référendaire.
● <B>LA REUNION
Le coco de plus en plus rare et cher </B>
On en trouve encore, certes, dans les cours ou en bordure d?allées, mais généralement, le cocotier n?occupe plus désormais que des fonctions ornementales. Dans le passé, «on en mangeait à volonté», se souviennent les «gramouns» et les plats à base de coco sont bien présents dans le patrimoine culinaire «péi».
Les rares cocoteraies de l?Ouest et du Sud ne couvrent qu?une dizaine d?hectares. D?après un responsable de la Chambre verte, «la culture du coco n?a jamais fait partie de nos traditions d?en planter et jusqu?à présent, on ne peut pas parler de filière organisée.»
Chaque année, selon des données recueillies auprès du service des Douanes, La Réunion importe en moyenne 25 à 30 tonnes de coco de Madagas-car, du Sri Lanka, des Seychelles ou de Mayotte. Au marché, le coco peut aller jusqu?à 10 euros l?unité. Raisons pour lesquelles, bon nombre de restaurateurs et de ménagères optent pour le lait de coco en boîte.
<I> © JIR</I>
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