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Repreneur recherché pour Bentley Apparel
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Repreneur recherché pour Bentley Apparel
Le sort de 250 employés est en suspens. Bentley Apparel, le fa-bricant de chemises de Roche-Bois, a été placé sous administration judiciaire depuis le début de février. L?objectif principal est de trouver un repreneur.
Le receiver manager désigné est Michel Chan, un partenaire du cabinet d?experts-comptables, Ernst & Young. Bentley Apparel est confronté à de sérieuses difficultés financières depuis un certain temps. En décembre 2003 déjà, une soixantaine de cadres avaient reçu leur bonus de fin d?année en deux tranches. A l?époque, la direction de l?entreprise avait évoqué un retard dans le départ des commandes pour justifier cette mesure.
Les difficultés de l?entreprise se sont corsées avec le décès de son directeur et propriétaire, Philippe Wong, en août de l?année dernière. « Nous nous retrouvons devant une situation atypique. C?est une entreprise qui n?a ni directeur ni actionnaire », explique Gérald Lincoln, directeur d?Ernst & Young.
Selon nos informations, l?entreprise a été créée en 1989 par des investisseurs hong-kongais. En 1997, dans le sillage de la crise asiatique, les Hong-Kongais ont vendu l?usine à un consortium mauricien.
<B>Chemises de qualité</B>
Aujourd?hui, Bentley Appa-rel a un niveau d?endettement assez lourd auprès de la First City Bank (FCB). Selon nos informations, l?ardoise s?élèverait à plusieurs dizaines de millions de roupies. Mais d?une manière générale, chez Ernst & Young on juge la situation générale de l?entreprise pas trop mauvaise.
Un de ses atouts est qu?elle confectionne des chemises de qualité. Dans ses meilleures années, l?entreprise exportait des chemises sur le marché européen, principalement vers l?Angleterre et l?Espagne.
Aujourd?hui, l?usine fonctionne exclusivement grâce aux commandes de sous-traitance qu?elle reçoit d?autres fabricants locaux de chemises. « Nous continuerons à tourner tant qu?il y aura des commandes et tant que les li-quidités le permettront », explique Gérald Lincoln.
Néanmoins, l?objectif principal est de vendre Bentley Apparel en tant qu?entreprise toujours en opération. Les appels d?offres internationaux seront lancés vers la mi-mars. A Maurice, le nombre de repreneurs potentiels est limité. Le nombre de fabricants de chemises de taille suffisamment important pour avoir les moyens d?une telle acquisition peut se compter sur les doigts d?une seule main.
<B>Inventaire chez Southern Textiles</B>
Le cabinet d?Ernst & Young agit également comme receiver manager chez Southern Textiles. L?entreprise, qui appartenait à Mukeshwar Gopal, a mis la clé sous le paillasson et licencié ses 400 employés au début de février. Ernst & Young procède actuellement à un exercice d?inventaire des propriétés et actifs de l?ancien fabricant de pulls qui comptait une usine à Midlands et une autre à Plaine-Magnien. Des appels d?offres seront lancés bientôt pour trouver un acheteur. Ce sera moins évident que dans le cas de Bentley Apparel car le pull ne fait plus vraiment recette à Maurice.
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