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LES NOUVEAUX
Balkissoon Hookoom? une montée en grade
● Ses atouts : « J?ai moi-même été fonctionnaire ! Pendant treize ans, j?ai travaillé à l?hôpital du Nord », soutient le ministre du Service civil et des Réformes administratives, fraîchement assermenté. Ce médecin de formation est très présent sur le terrain. Il avait été élu en tête de liste dans la circonscription n°7 (Piton-Rivière-du-Rempart). Ses proches collaborateurs arguent que le secrétaire parlementaire pour la région Nord « est un homme fidèle en tous points ».
● Ses faiblesses : Aucune expérience ministérielle. Balkissoon Hookoom risque fort de se perdre dans les méandres administratifs de son ministère. Il rajoute être conscient qu?il y aura des défis à relever, mais il n?est pas homme à reculer devant les difficultés.
● Sa stratégie : Rester dans les petits papiers de Ramgoolam serait probablement sa meilleure tactique. Notamment, en effectuant un travail à la hauteur des espérances de ce dernier. Il compte servir le pays et continuer dans la lignée du gouvernement en place qui, selon lui, « évolue dans la bonne direction ».
Etienne Sinatambou, l?agneau sacrifié
● Ses atouts : Passionné, bosseur ou encore rebelle. Telles sont les qualités que l?on prête à l?ex-ministre des Technologies de l?information et des télécommunications. Selon un professionnel de ce secteur, l?homme a contribué au développement du secteur des TIC à Maurice. « Il a beaucoup fait pour le ministère. Il est à l?origine de différents projets dont l?introduction de l?ADSL dans les écoles, mais aussi le développement de l?e-service. » Des initiatives qui ne lui ont toutefois pas permis de conserver son portefeuille ministériel.
● Les raisons de sa révocation : La révocation sous-entend « mauvais résultats ». Mais cela ne s?appliquerait pas à Etienne Sinatambou. Officiellement, son éviction de son poste n?est pas une punition. Ainsi, le Premier ministre reconnaît la qualité du travail de son ancien ministre. Alors, serait-ce son image de prétentieux, d?arrogant ou de mauvais gestionnaire de personnel, que lui prêtent certains, qui lui aurait fait défaut ? Quoi qu?il en soit, ces derniers temps, les états d?âmes d?Etienne Sinatambou ont souvent fait l?actualité : l?affaire des gardes du corps, mais aussi des anciens collaborateurs qui dénoncent son caractère colérique. « Il n?a pas un bon management avec les gens de son ministère. Les relations humaines lui font défaut », conclut notre interlocuteur.
Sylvio Tang, sous surveillance
● Ses atouts : « Discret, fidèle, à l?écoute et conciliant », déclare une ancienne collaboratrice de l?ancien ministre de la Jeunesse et des Sports. Sous ses airs de « gentil garçon », cet ancien directeur de pharmacie se retrouve affecté à un nouveau ministère. Celui de la Protection des consommateurs et Citizens Charter. Un nouveau défi que Sylvio Tang aborde avec sérénité.
« C?est un ministère nouveau et très moderne. Il sera un lieu où les consommateurs pourront faire valoir leurs droits et on sera là pour les protéger », affirme-t-il.
● Ses faiblesses : « Il est à l?écoute, je suis d?accord, mais il n?agit pas ! », souligne un président de fédération sportive. En effet, du côté de son ancien domaine de « compétence », Sylvio Tang est loin de laisser une bonne impression. Pour des spécialistes du monde sportif, l?ex-ministre « n?était pas à sa place au ministère de la Jeunesse et des sports. Il n?est pas aimé dans le milieu sportif ».
On lui reproche, entre autres, son manque de résultat et d?aptitudes dans le domaine. Par ailleurs, pour ce nouveau portefeuille, Sylvio Tang ne sera pas le seul maître à bord puisque officieusement, le nouveau ministre sera placé sous la tutelle d?autres collègues jugés plus expérimentés.
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