Publicité

Regroupement paysan pour sortir des difficultés

25 janvier 2006, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Se regrouper pour mieux faire face aux défis, c’est ce qu’a livré, jeudi 19 janvier, à Ambatobe, Jean Martial Rasolonirina, président du réseau du Syndicat des organisations agricoles (Soa), en marge de la clôture de la troisième assemblée générale du regroupement. En fait, le réseau Soa est un moyen pour faire exprimer les besoins et faire valoir les droits et intérêts des paysans membres des associations vivantes, qu’ils ont créés par leur propre volonté, crédible pour une action de partenariat.

L’objectif majeur se résume à préparer des leaders paysans à devenir audacieux (dans la négociation et la défense de leurs intérêts) et professionnels dans les métiers ayant l’esprit d’ouverture à la communication et à la profession agricole. Des paysans acteurs de développement et prêts à prendre indépendamment en main leur avenir, en somme.

Cultivons la vie à la campagne, est le slogan de Soa. Cependant, le réseau constate l’absence d’une politique claire envers les paysans. Néanmoins, son président reconnaît l’effort de l’État à se soucier d’eux “malgré le fait que ces derniers n’ont pas encore leur vraie place dans la vie nationale”. Objectif, Jean Martial Rasolonirina affirme que “les paysans peuvent travailler ensemble et avec l’État pour sortir de leurs difficultés et s’épanouir”.

Soa est financé par l’Agriculteur français et développement industriel (AFDI), son premier partenaire, qui aide les organisations paysannes malgaches à formuler leurs projets et leurs actions prioritaires. Il les soutient à formuler leurs idées pour que celles-ci soient entendues dans l’esprit “accompagner sans se substituer”, souligne Claude Allab, coordinateur national d’AFDI à Madagascar.

“L’initiative mérite un soutien. Les Malgaches devraient avoir du sérieux dans la création d’un groupement agricole et ne pas se précipiter. Il me semble légitime si l’État soutient de près les professionnels parce que le problème est que ce sont les autres qui se trouvent souvent mieux servis”, confie André Ramilison, président d’un groupement agricole. “L’absence de débouchés reste un handicap pour les paysans malgaches. L’existence de Soa nous aide pour la commercialisation de nos produits”, livre Noviasy Florian, un agriculteur d’Ambanja, venu assister l’assemblée générale.

<B>Nirina ZAFIMAHARO</B>

<B>100 000 personnes à alphabétiser cette année</B>

Les résultats sont insuffisants. Le ministre de la Population, de la Protection sociale et des Loisirs, Zafilaza, a annoncé, dimanche, que son département a pu alphabétiser 55 268 personnes grâce aux organisations partenaires. Il l’a dit durant la cérémonie de présentation des voeux du personnel de ce département, à l’Espace de verre à Ankorondrano.

Par rapport au nombre important des analphabètes à Madagascar – plus de 50 % de la population totale – ce chiffre est loin d’être satisfaisant. Il dépasse cependant la prévision de 2005 qui était de 37 500. En félicitant les efforts déployés par le personnel éducatif, le ministre a manifesté sa satisfaction. D’après lui, l’objectif pour cette année est fixé à 100 000 nouveaux alphabétisés.

Évoquant toujours les réalisations ministérielles de l’année écoulée, il précise que les actions menées ont porté essentiellement sur la protection sociale. Le ministère a pu soutenir et appuyer sur le plan matériel 464 centres s’occupant des groupes vulnérables de la population, à savoir des enfants, des personnes âgées, des handicapés et des sans-abri. Là aussi le résultat dépasse largement la prévision.

Son département étant premier bénéficiaire de l’Initiative pour les pays pauvres très endettés, le ministre n’a pas manqué d’énumérer les retombées de ce fonds. Dans le Sud, où cette enveloppe a été utilisée pour lutter contre le phénomène cyclique du kere ou famine, le ministère a pu créer des activités génératrices de revenus à 110 000 familles. À partir de cette année, Zafilaza promet d’élargir le projet à d’autres régions de la Grande île.

En outre selon lui, depuis la mise en œuvre du programme national d’Enregistrement des naissances en 2004, on a enregistré 42 340 jugements supplétifs. Les statistiques avancées par l’enquête Multiple indicator cluster surveil Survey en 2000 ont révélé que 2,5 millions d’enfants ne disposent pas d’un acte de naissance à Madagascar. Ce qui est loin d’être satisfaisant. Le ministre annonce que la pratique du jugement supplétif en matière d’actes de naissance devra couvrir 80 % d’enfants dans les zones où leur nombre est très élevé. Pour répondre à une requête de son personnel, le ministre Zafilaza annonce qu’un véhicule de transport sera mis à son service pour atténuer le coût de la vie.

<B> Teholy MARTIN

L’Express de Madagascar</B>

Publicité