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Redonner l?espoir à de jeunes détenus

4 septembre 2008, 00:00

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Marie-Michelle Carpooran, habitante de Morcellement Mauriparks, New-Grove a encore en tête les bons souvenirs qu?elle a vécus avec les avec les garçons et filles de 13 à 15 ans du Rehabilitation Youth Centre (RYC) et ceux et celles du Correctional Youth Centre (CYC) répartis à Beau-Bassin, Petit-Verger et Richelieu.

Ce projet, connu comme Simin Lalimier, visait à réhabiliter les petits détenus à travers l?art et l?artisanat.

Cette mère de famille de deux enfants, a travaillé à Beau-Bassin comme formatrice pendant trois ans après sa formation chez l?ancienne Craft Academy à Quatre-Bornes.

Ce centre a fermé ses portes en 2004 pour des raisons financières. Elles étaient huit personnes au total à assurer la formation. Les cours de formation comprenaient la technique du dessin, de la peinture, la création avec du papier mâché, la confection de paniers dans des ateliers de travai, tout cela sous l??il vigilant d?experts.

«The participants has successfully completed a continuous Assigment Project based on planning and practical teaching for 20 sessions» avait écrit le manager de Craft Academy après la fermeture.

«Mon rêve c?est d?avoir une nouvelle possibilité de travailler avec ces enfants qui nous ont appris à découvrir un nouveau monde. C?étaient de grands moments de bonheur lorsque nous pénétrions l?enceinte du centre pour animer les différents ateliers de travail. Il faut leur donner une nouvelle chance pour recommencer une nouvelle vie», explique Marie-Michèle.

Selon l?ex-animatrice de Simin Lalimière, ces jeunes faisaient preuve de beaucoup de bonne volonté même si certains parmi eux savaient à peine écrire leur nom. «Nous étions impressionnées par leurs aptitudes et leur capacité à développer leur talent en si peu de temps», témoigne cette habitante de New-Grove avec un brin de nostalgie dans la voix.

Et comme les préjugés ne manquent pas envers le milieu carcéral, Marie-Michèle a dû aussi répondre à la curiosité de certaines personnes sur le comportement et la gravité des délits commis par ces jeunes détenus. «Je suis irritée lorsqu?elles posent des questions très embarrassantes sur la vie de ces jeunes qui sont parfois victimes de la société. Ces personnes qui cherchent à nuire, donnent l?impression qu?elles sont totalement à l?abri des dangers auxquels nos enfants et nous sommes constamment exposés», déplore-t-elle.

La source de satisfaction pour Marie-Michèle après la fermeture de Craft Academy, c?était sa rencontre avec une ex-détenue qu?elle avait formée dans un centre de réhabilitation. «Vous nous avez fait découvrir qu?il existe des choses merveilleuses dans la vie. C?est grâce à vous que j?ai repris le chemin du travail pour ne pas retomber dans les mêmes pièges» m?a-t-elle dit.

Après de tels témoignages, Marie-Michèle confie qu?elle n?hésiterait pas à reprendre le chemin des différents centres de réhabilitation pour redonner l?espoir à ces jeunes.

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