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Recrutements : Imrith met la PSC en demeure de s?expliquer

9 octobre 2007, 00:00

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?Nous soupçonnons qu?il y a là un cas de trafic d?influence.? Rashid Imrith, président la Government General Services Union (GGSU) n?y va pas par quatre chemins et menace de saisir l?Independent Commission against Corruption (Icac). Ce qui a mis le feu aux poudres : une déclaration de Maurice Allet, leader du Parti mauricien social démocrate (PMSD), selon laquelle il a, dans le passé, obtenu de l?emploi dans la fonction publique pour quelques-uns de ses mandants.

Or, le syndicat des fonctionnaires qui juge cette déclaration grave, souhaite que la Public Service Commission (PSC) vienne donner l?assurance, avant la fin de la semaine, qu?il n?y a pas eu d?ingérence : ?Si la PSC ne le fait pas avant la fin de la semaine, nous allons alors demander à l?Icac d?entamer une enquête sur cette déclaration?, a déclaré Rashid Imrith à l?express, hier.

Interrogé, hier, le leader du PMSD, déclare pour sa part qu?il n?a jamais usé de son influence pour ?outrepasser les prérogatives de la PSC?et obtenir des jobs dans la fonction publique pour ses mandants. ?La PSC n?est nullement concernée. Je faisais allusion au recrutement d?une cinquantaine de laboureurs à la municipalité de Beau-Bassin-Rose-Hill. J?avais soumis au ministère des Administrations régionales une liste de gens qui voulaient obtenir un emploi. Quatre noms ont été retenus?, déclare Maurice Allet. Au ministère des Administrations régionales, on insiste sur le fait que tout recrutement est effectué par une institution indépendante, la Local Government Service Commission (LGSC). Le ministère de tutelle, indique-t-on, ne donne aucune directive pour recruter des gens. Ce que réfute Maurice Allet.

C?est une déclaration parue le 23 septembre dernier dans un hebdomadaire dominical qui interpelle Rashid Imrith. Ce dernier a adressé une lettre à la PSC, dans laquelle il cite un extrait de l?interview. Maurice Allet y déclare : ?J?ai pu obtenir de l?emploi dans le gouvernement pour quelques-uns de mes mandants, ce qui n?a pas été le cas pour Eric Guimbeau à Curepipe. Au fil du temps, je me suis rendu compte qu?en ce qui concerne les emplois dans le gouvernement, le PMSD était moins bien traité que les autres partis de l?Alliance sociale.?

Pour le président la GGSU, cela impliquerait qu?il y a intervention politique dans le recrutement d?employés de l?Etat. Or, le recrutement étant fait par la PSC, la déclaration d?Allet vient jeter le discrédit sur cet organisme indépendant, écrit le président de la GGSU à la PSC : ?Indeed, this statement can confirm the perception that candidates with political backing are favored in recruitment exercises conducted by the Public Service Commission.?

Ainsi, argue le président du syndicat, les fonctionnaires et le public en général souhaiteraient savoir si les personnes dont parle le leader du PMSD, ont été sélectionnées par la commission ou par les chefs de départements à travers des pouvoirs délégués. Il a aussi voulu savoir de quels postes il était question.

Interrogé au sujet de la lettre de la GGSU, un cadre de la PSC a déclaré à l?express, hier, que cette institution n?est pas responsable de tous les recrutements au sein du gouvernement : ?Nous ne savons même pas de quel emploi parle la GGSU. Il faut que le syndicat aille aux renseignements.? La PSC, dit-il, institution indépendante ne répondant qu?à la Cour suprême, n?est pas tenue de répondre à toutes les correspondances venant des syndicats. Il précise que la PSC s?en tient aux qualifications des candidats pour un poste.

Selon la Prevention of Corruption Act de 2002, tous ceux trouvés coupables de trafic d?influence sous cette loi sont passibles d?une peine d?emprisonnement ne dépassant pas dix ans.

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