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Rattraper le temps perdu
C?était la bonne vieille époque. En 1960, l?URSS remportait face à la Yougoslavie le premier championnat Euro de l?histoire, détrônée quatre ans plus tard par l?Espagne qui la battait 2 à 1 en finale à Madrid. Les temps ont bien changé depuis, ces deux pays n?ayant plus décroché le moindre titre. Cette année, pour rejoindre le Portugal, la Russie comme l?Espagne ont même dû passer par les barrages.
La Russie a un sérieux problème à quelques heures de son match contre l?Espagne. L?absence de deux défenseurs-clé, Onopko et Ignashevich, risque de se faire sentir. « Perdre des joueurs de cette dimension, c?est toujours un problème. Mais leurs jeunes remplaçants sont motivés. Ils veulent prouver qu?ils ont leur place en sélection », a toutefois souligné Alexander Borodyuk, l?assistant de Georgi Yartsev.
Côté espagnol, l?absence des attaquants Mista et Reyes, qui ont brillé cette saison avec Valence et Arsenal respectivement, est en revanche un choix délibéré de Saez.
Quel pronostic ? Espagne ? Russie ? Pour Fernando Morientes, meilleur buteur de la Ligue des champions : « Un match nul dans la première rencontre serait un bon résultat. Mais nous devons prendre les trois points. » Et l?attaquant monégasque d?ajouter : « La Russie est parfois irrégulière mais ils ont de fortes individualités. »
De son côté, le vétéran Alexander Mostovoi, 35 ans, rappelé par Yartsev, craint que les arbitres n?avantagent l?Espagne, après les décisions contestées lors du Mondial 2002, et le Portugal, en tant que pays hôte. Yartsev s?inquiète pour sa part de l?attaque espagnole avec sa vedette Raul, et Morientes. « Mais nous saurons ce qu?il faut faire », a conclu l?entraîneur russe.
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