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Ranjiv Woochit : ?Nous devons trouver d?autres sources de financement?

27 février 2006, 00:00

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L?introduction d?une taxe rurale revient sur le tapis. Quelle est votre opinion là-dessus ?

Je ne sais pas comment on l?appellerait, mais il faut absolument que le conseil des districts trouve d?autres sources financières. Je vous donne quelques exemples : le budget d?éclairage des routes est passé de Rs 15 à Rs 35 milions. Celui de ramassage des ordures pour huit villages, s?élève à à Rs 25 millions et pour les 28 autres, Rs 37 millions. Nous devons aussi trouver Rs 15 millions pour l?entretien des infrastructures routières et le nettoyage des drains, Rs 4 millions pour la maintenance des camions et des équipements, Rs 3 millions pour l?entretien des bâtiments et Rs 2,5 millions pour garder les infrastructures de la National Development Unit en bon état. Pourtant le gouvernement nous avait dit qu?il allait rembourser Rs 17 millions pour notre budget à l?item éclairage des routes. Et nous avons eu vent que le budget serait réduit d?environ 10 %. Aussi, c?est à nous de trouver l?argent.

Que comptez-vous faire ?

Nous avons pensé, dans un premier temps, introduire un lighting fee . Ceux dont les routes sont éclairées peuvent contribuer une somme modique, qui ne dépasserait pas Rs 30 mensuellement. Nous pourrions obtenir cet argent à partir des factures d?électricité. Les personnes les plus démunies, qui ne paient pas la television licence fee, peuvent en être exemptées. Toutefois, je précise si le gouvernement rembourse une partie du budget d?éclairage des routes, il n?y aura aucune nécessité d?imposer ce lighting fee.

Ne pensez-vous pas que ce serait plus juste de taxer davantage les grands commerces ?

Ils contribuent déjà à la caisse du conseil des districts. Nous avons peut-être un problème de catégorisation des maisons de commerce. Je dois vérifier les chiffres, mais j?ai l?impression que des supermarchés paient des taxes au même titre que les general retailers. En tous cas, il faut revoir ces taxes. Mais comme je vous l?ai dit plus haut, si nous réclamons des lighting fees par exemple, nous pourrions aussi améliorer le service d?éclairage des routes. Savez-vous que l?industrie sucrière, dans le cadre du Voluntary Retired Scheme, a fait morceler plusieurs lots de terrain ? Toutefois, le service d?éclairage et de voirie doit être assuré par le conseil des districts. Voyez-vous, il est impératif de trouver des fonds pour doter ces morcellements de lumière et d?un service de ramassage des ordures.

N?estimez-vous pas qu?il faut améliorer les services avant d?imposer un ?fee? ?

Ne me dites pas que les habitants du Nord ne disposent pas de bons services, qui peuvent être améliorés, je n?en disconviens pas. Comparés à aux villes, certains services sont plus efficients. Nous avons un gros handicap avec la décision de la Tourism Authority de percevoir les taxes des hôtels et cela depuis 2003. Nous avons des problèmes de cash flow . Et souvent, nous recevons cet argent avec beaucoup de retard, ce qui freine des projets.

Le chikungunya sévit dans le Nord. Que fait le conseil des districts ?

C?est vrai, nous avons cette maladie dans les régions côtières, notamment à Grand-Baie, à Trou-aux-Biches, à Péreybère, à Grand-Gaube et même à Triolet. J?ai invité plus de 300 conseillers de villages à une rencontre avec le ministre de la Santé la semaine dernière pour les responsabiliser sur ce problème. Ils aident, à leur tour à sensibiliser les habitants pour garder leur village propre. Depuis vendredi dernier, quatre de nos employés, formés chez Roger Fayd?herbe mènent une campagne de démoustication dans des régions à risques. Le programme se poursuivra et nous toucherons une dizaine de villages, dont Baie-du-Tombeau, Pamplemousses, Goodlands, Calodyne , Terre-Rouge, Poudre- d?Or-Village, Grand-Gaube et Piton. Nous avons augmenté les services de voirie dans certains villages. Nous envisageons d?accorder des contrats pour élaguer les arbres. Donc, c?est une campagne sans relâche que nous menons contre la saleté.

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