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Ramgoolam prévient contre les effets de la mondialisation
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Ramgoolam prévient contre les effets de la mondialisation
La globalisation est une bonne chose mais... son succès dépendra de la façon dont les différentes économies s?y adapteront. Et l?adaptation dépendra de la manière dont la communauté internationale gérera les inégalités qu?engendrera la libéralisation des marchés. Cette mise en garde vient du Premier ministre, Navin Ramgoolam, lors de la réunion plénière du Commonwealth Business Forum à Malte, hier matin.
?Des pays bénéficient énormément de la globalisation par une augmentation conséquente de leurs exportations. Mais nous devrons être conscients que les effets de la mondialisation ne sont pas uniformes?, explique Navin Ramgoolam aux Etats membres du Commonwealth. Il ajoute que beaucoup de pays ? faisant évidemment référence à Maurice ? se retrouvent loin derrière et trouvent très difficile de réduire l?écart du développement. Donc, ils ont besoin de ?more trade and more aid ?. Mais surtout de plus d?investissement direct étranger, ?aussi distribué de manière inégale dans le monde?.
Puisque l?on parle mondialisation, à quel point un marché devrait-il s?ouvrir ? Navin Ramgoolam estime que si un marché est efficace, l?allocation des ressources se fera d?elle-même. Il admet que Maurice n?avait pas de marché performant dans les années 70. Mais maintenant, ?il y a une meilleure opportunité pour des marchés libéralisés?. Il explique que Maurice a libéralisé ?le secteur des télécommunications en 1998?, le secteur de l?energie, l?accés aérien (en cours) et ?la semaine dernière, l?utilisation de la terre?. Mais la libéralisation n?est pas une fin en soi. ?Nous devons nous assurer que l?ouverture des marchés améliore effectivement l?efficacité (?) et la libéralisation ne devrait pas n?être qu?un transfert du monopole de pouvoir.? Il explique sa politique de démocratisation de l?économie.
En ce qui concerne les relations avec le secteur privé, le Premier ministre affirme que ?nous avons un secteur privé bien structuré, bien organisé et dynamique? et que le gouvernement utilise la diplomatie économique pour l?aider. La relation serait tellement cordiale, que ?nous évitons autant que possible d?annoncer des décisions politiques qui pourraient prendre le secteur privé par surprise?.
Le Premier ministre a conclu en répétant que si les dangers inhérents à la mondialisation ne sont pas évités, ?nous aurons un monde avec un écart de richesse accru ?.
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