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Ramgoolam : ?Il y a une vraie alternative pour le pays?
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Ramgoolam : ?Il y a une vraie alternative pour le pays?
POUR LES travaillistes, Maurice est au bord du précipice. Cela justifie, pour eux, des élections générales anticipées, et immédiatement. Le tableau, peint hier par les neuf orateurs lors de l?assemblée des délégués du Parti travailliste (PTr), est d?une noirceur à faire frémir plus d?un.
Les propos sont mesurés mais ils mettent du c?ur à galvaniser les 200 délégués réunis pendant près de trois heures au nouveau siège du parti au square Guy-Rozemont, à Port-Louis.
La liste de leurs griefs est longue: ?l?économie est en pleine déroute ; la banqueroute est derrière la porte ; la réforme de l?éducation est un grand fiasco ; la cybercité est un flop retentissant (deux projets volés à l?ancien gouvernement par le Mouvement socialiste militant -Mouvement militant mauricien) ; la fraude et la corruption ont pris l?ascenseur autant que les m?urs se sont dégradés ; notre politique internationale fait du tort à notre réputation à cause de nominations de colleurs d?affiches comme ambassadeurs, selon leur profil, tout comme la non-maîtrise de certains dossiers?.
?Ceux qui disent qu?il n?y a pas d?alternatif à ce gouvernement se trompent. Il y en a une. Faites un petit effort pour venir nous écouter?, demande Navin Ramgoolam, leader travailliste à l?assemblée. L?ancien Premier ministre promet le rêve dès qu?il revient au pouvoir. ?Nous voulons libérer l?esprit d?entreprise des Mauriciens pour qu?ils puissent tous devenir riches et je promets une politique d?ouverture, la fin des monopoles et une ouverture de la compétition.?
Selon Navin Ramgoolam, la seule condition pour parvenir au pouvoir est que ?chacun, au sein du parti cherche des solutions au lieu d?apporter des problèmes?. Dans la foulée, il se dit conscient qu?il y a ?dé trois cheval manzé? dans son équipe. ?Travaillez dans l?unité de votre parti et pas pour vous-même.? Commentant un éditorial de l?express dimanche, Navin Ramgoolam prétend avoir la formule pour ?faire baisser les prix et dompter le chômage?. ?Personne ne peut éliminer le chômage, c?est impossible, mais on peut baisser les prix. Le gouvernement aurait pu réduire davantage le prix du gaz qui a accusé une baisse de 10 % sur le marché international, et le dollar a déprécié de 15 %. Ce qui équivaut à une possible baisse de 25 %. Le prix de l?essence a diminué à la Réunion. Pourquoi pas à Maurice ? Parce que la State Trading Corporation calcule le prix de l?essence à partir du dollar à Rs 35 alors que qu?il est actuellement à Rs 26.?
Arvin Boolell, qui le précède au micro, parle de l?agriculture et du commerce international. Pour lui, ce gouvernement a induit les travailleurs de l?industrie sucrière et les petits planteurs en erreur. ?Aujourd?hui, c?est l?anarchie dans le secteur. Ils ont créé une psychose et tout le monde est tombé dans le piège au profit des spéculateurs fonciers.? Il dénonce le deal Illovo, affirme que l?industrie a encore de l?avenir et reproche au gouvernement de faire de la politique internationale ?au petit bonheur?.
C?est en l?absence du pays de Rama Sithanen, responsable du portefeuille de l?économie au PTr, que Manou Bheenick reprend le flambeau. Il parle de ?la faillite de l?économie sous Paul Bérenger?. Se basant sur les chiffres officiels, il estime que Paul Bérenger est coupable du fort ralentissement du développement. ?Il a amené le pays au bord de la banqueroute et il est une catastrophe en tant que gestionnaire économique.?
Indira Seeburn se concentre sur le volet social. Elle accuse le gouvernement d?augmentations injustifiées des denrées de base. ?Nous avions augmenté les subsides pour encadrer les prix parce qu?on avait à c?ur les difficultés des ti-dimounes. La politique actuelle n?est pas digne d?un gouvernement socialiste.?
Les langues orientales évitées
Suren Dayal cible l?éducation. ?Malgré Rs 5 milliards d?investissements dans le secteur, le système éducatif est en crise. Ine verse en bas là-haut. Nos enfants ne sont pas des cobayes.? Il critique aussi l?introduction du grading, mais évite la question des langues orientales. Les nouvelles technologies, thème cher à Sarat Lallah, est en proie à des ?cybercafouillages et les fondations des initiatives prises dans ce secteur, dont la cybercité, sont à mettre au nom des travaillistes?. ?Nous avons mis sur pied un cadre légal qui était inexistant. De plus, depuis 1998, Vasant Bunwaree parlait de cyberîle à Riche-Terre dans ses discours du budget.?
Abu Kasenally, s?attarde sur la fraude et la corruption. Son principal point est consacré à la dissolution de l?Economic Crime Office en 2001. ?Nous l?avions mis sur pied après mûres réflexions avec un budget de Rs 5 millions. Aujourd?hui, il y a une Independent Commission against Corruption paralysée pour laquelle Rs 150 millions ont été dépensées.? Il revient sur les scandales qui ont eu lieu depuis la prise du pouvoir par le gouvernement en septembre 2000. ?La fraude et la corruption, c?est un cancer qui a infiltré la moelle de ce gouvernement.?
Etienne Sinatambou fait le procès du gouvernement sur le Law & Order. ?C?est un gouvernement têtu qui est responsable de la situation catastrophique?, dit-il en évoquant les meurtres et autres agressions.
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