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Ramgoolam critique la visite du PM au Pakistan
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Ramgoolam critique la visite du PM au Pakistan
?Nous ne sommes pas au bord du précipice, mais dans le précipice?, déclare Navin Ramgoolam. La gestion de l?actuel gouvernement et la visite d?Etat de Paul Bérenger au Pakistan ont fait l?objet de virulentes critiques de la part du leader des Rouges samedi matin. Navin Ramgoolam a aussi rendu hommage à Hervé Duval, décédé la semaine dernière.
?Paul Bérenger s?envole pour le Pakistan pour rencontrer Parvez Musharaff alors que le pays fait face à une situation difficile?, a déclaré Navin Ramgoolam. Selon lui, le Premier ministre pense pouvoir régler à lui seul le problème du Cachemire alors que Maurice fait face à d?énormes difficultés, tant au niveau économique que du law and order. ?Seule une élection générale pourra amener, à la tête du pays, une équipe compétente pour travailler dans l?intérêt de la population?, a-t-il ajouté.
Abordant les problèmes dans la zone franche, Navin Ramgoolam a estimé que le gouvernement ne fait que ?constater la situation sans réagir?. Cette situation, a-t-il déclaré, inquiète les investisseurs étrangers qui sont moins enclins à investir à Maurice. ?Depuis que ce gouvernement est au pouvoir, les institutions de ce pays ont une réputation d?instabilité.?
Le leader travailliste a également critiqué l?alliance gouvernementale pour n?avoir pas su négocier en 2002 la dérogation du Third Country Fabrics sous l?Africa Growth & Opportunity Act. Cette dérogation d?une année, soutient-il, ne suffira pas à effacer ce ?climat d?incertitude? qui règne dans l?industrie textile à Maurice. ?Ce n?est même pas un ballon d?oxygène?, a-t-il déclaré.
S?appuyant sur les rapports de la Mauritius Commercial Bank, du Bureau des statistiques et celui du World Economic Forum, Navin Ramgoolam s?est dit alarmé par la situation économique actuelle. Toutes les prévisions, a-t-il fait ressortir, dans la zone franche, l?industrie sucrière et le tourisme, ont été revues à la baisse. ?S?il y a une chose sur laquelle Bérenger et moi sommes sur la même longueur d?onde, c?est que nous sommes bien en état d?urgence économique.?
La zone franche, explique t-il, a connu trois années consécutives de récession alors que le taux d?inflation ne cesse de monter en flèche. Navin Ramgoolam a aussi déploré la récente augmentation du prix du riz, du pétrole, du transport public et de l?électricité.
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