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Ramgoolam annonce ?des changements?
Elu avec pour cheval de bataille la démocratisation de l?économie, le Premier ministre (PM), Navin Ramgoolam, se montre catégorique : «Pa pou capav lais le choz continue couma avan. Nou bisin just enver tou mauricien.» Ainsi, commentant les conditions entre le gouvernement et les sucriers dans le cadre de la centralisation, il déclare que «certainement pou ena changement». Il ajoute que si «nous avons une relation avec eux (les sucriers), notre relation avec le peuple est plus importante que n?importe quelle relation».
Les sucriers affichaient hier encore des inquiétudes face aux nouvelles conditions proposées par le gouvernement dans le cadre de la fermeture de trois usines. «Il n?a jamais été question de terres, lors d?un premier accord. D?autant que deux des usines, à part Mont-Loisir, n?ont pas de terres. Le gouvernement nous demande 1 500 arpents et a introduit quelques autres propositions, nous sommes inquiets. Le gouvernement a donné son point de vue, nous avons fait savoir le nôtre et nous attendons de voir la suite des événements», déclare un membre de l?état-major de l?industrie sucrière.
<B>«Pa fer démagozi»
La fin du Protocole sucre a aussi fait l?objet de commentaires du chef du gouvernement. «Onze ans de cela, mo ti cose sa. Mo ti guette loin. Zot rappelle titre dans journal.» De plus, il ajoute que «nu pu laguer pou sa, mais zot trouvé péna droit acquis. Bisin débatte.» A ce sujet, il espère que les politiciens de tous bords puissent se réunir pour «mett lamin dans lamin ensam, mett latet ensam pu travail, pa fer démagogi, ek pa attak lor sa kestion.» Mais il craint que son appel ne soit pas entendu.
<B>Tenir compte des réalités économiques</B>
Le sucre des pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) sera libre de quotas et de droits à partir d?octobre 2015. Cependant le Protocole sucre aura cours, avec un prix garanti jusqu?en septembre 2009, seulement.
De plus, évoquant les Accords de partenariat économique, la nouvelle forme de coopération entre l?Union européenne et les pays ACP, le Premier ministre estime qu?il faut tout de même tenir compte de certaines réalités économiques.
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