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Rama Sithanen précise ses options

1 juin 2008, 00:00

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Cela devait être une conférence de presse sur le rapport du Pay Research Bureau (PRB). Mais cet exercice ayant été fait hier, le ministre des Finances, Rama Sithanen, s?en est tenu aux grands axes de son budget qu?il présentera ce vendredi.

Mais d?emblée, il a prévenu l?assistance : « Ne me demandez pas ce qu?il y a dans le budget. Je ne vous dirai rien. » Toutefois, Rama Sithanen a tenu à faire un récapitulatif du contexte dans lequel le budget 2008-09 sera présenté, de même que ses priorités et surtout les acquis qui définissent sa marge de man?uvre.

Quoi qu?il en soit, il l?a sous-entendu : pas d?augmentation de la TVA. Cet élément est ressorti quand le ministre des Finances a rappelé que les précédents rapports du PRB avaient été accompagnés d?une augmentation de la TVA. « Donn ar ene la main ek repren ar lot » était le commentaire du ministre des Finances. A quel budget s?attendre donc ? Rama Sithanen le décrira simplement comme « un budget équilibré, responsable et tourné vers l?avenir », tout en soulignant qu?il faudra prendre en compte le fait d?absorber les recommandations du PRB.

« La croissance nous a sauvés »

« Nous évoluons dans un contexte qui n?est pas forcément facile, mais la croissance nous a sauvés. Et l?un des objectifs de ce budget sera justement de la maintenir », a déclaré Rama Sithanen. Néanmoins, il a tenu à rajouter que la croissance ne dépend pas de lui, ni du gouvernement. « C?est nous tous qui contribuons à une bonne performance du pays : le gouvernement, le secteur privé, les ONG, etc. » Afin de réaliser ce défi, le ministre des Finances compte sur les acquis, soit les résultats de la réforme économique.

En premier lieu, la baisse du taux de chômage. « Nous employons aujourd?hui deux à trois fois plus qu?auparavant. Pour la première fois depuis 18 ans, le taux du chômage est en baisse », a expliqué le grand argentier. Deuxièmement, l?investissement qui revigore l?économie mauricienne représente aujourd?hui 25 % du produit intérieur brut (PIB). Et il y a aussi le déficit budgétaire épongé à 3,8 %. Si ces résultats brossent un tableau optimiste à cinq jours du budget, Rama Sithanen appelle toutefois à la vigilance.

« Il y a des nuages, noirs de surcroît, qui demeurent en dehors de notre contrôle. Il y a le risque de récession au niveau de l?économie mondiale. Sans parler de la crise énergétique et de la crise alimentaire. » Selon Rama Sithanen, les effets de ces crises mondiales sur la population mauricienne ont été amortis grâce à l?augmentation des subsides sur le gaz ménager, le financement du transport gratuit, mais surtout grâce à la politique fiscale qui évite les impôts à plus de 36 000 personnes. Sans oublier les 20 000 autres qui payent moins.

Mais il ne s?agit surtout pas de se reposer sur ses lauriers. Car le ministre des Finances a déjà identifié des décisions au cas où la situation internationale se dégraderait encore plus. Et il ne dira rien de plus avant cinq jours.

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