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Ralph Lauren : Nouvelle Salve

5 mai 2004, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le litige opposant la compagnie américaine Polo-Lauren à des compagnies mauriciennes qui exploitent cette griffe revient sur le tapis. Elle réclame à 46 autres exploitants mauriciens la somme de Rs 920 millions (Rs 20 m à chacun). Ces compagnies ne font pas partie des 108 exploitants qui ont accepté de mettre fin à leurs activités d?ici la fin de l?année.

Polo-Lauren, compagnie qui a son siège au 650 Madison Avenue, New York, soutient que les 46 entreprises locales commercialisent actuellement des produits de sa marque à travers l?île sans aucun droit et sans autorisation du propriétaire de cette griffe, Ralph Lauren.

?Concurrence déloyale?

La reproduction et la commercialisation de produits Polo-Lauren dans le pays, dit-elle, portent atteinte à ses droits. Elle dénonce la concurrence déloyale et parasitaire faite à son détriment par ces 46 entreprises qui utilisent cette marque à des fins commerciales.

Les firmes locales, soutient la plaignante, créent la confusion dans l?esprit des consommateurs en utilisant de mauvaise foi les termes ?genuine? ou encore ?Original factory Shop?, ?Authentique? et le drapeau des Etats-Unis.

C?est en février 1999 que Polo-Lauren a découvert que la compagnie des frères Aurdally a enregistré à Maurice la marque Ralph Lauren and Polo Player Device. La compagnie américaine loge une action en cour contestant aux frères Aurdally le droit d?enregistrer la fameuse marque dans l?île. Celle qui a été déposée par les frères Aurdally n?est pas renouvelée et a été retirée officiellement du Trade Marks Register en décembre 2000. Etant donné que la marque ne figure plus au registre, la firme américaine retire sa demande.

Jusqu?en janvier 2004, aucune autre entité ou personne légale n?a enregistré la dite marque dans l?île. La compagnie américaine apprend par la suite que des compagnies locales font une exploitation abusive de sa marque. Polo-Lauren réclame alors un ordre intérimaire contre trois grands exploitants. Le juge paul Lam Shang Leen accordera en référé cet ordre. Celui-ci devient interlocutoire et interdit aux défendeurs de commercialiser ladite marque.

Un accord interviendra par la suite entre ces exploitants et David Brown, le représentant de Ralph Lauren. Cet accord prévoit que les dites compagnies locales auront jusqu?à la fin de l?année pour écouler leur stock avant de cesser définitivement l?exploitation de la marque américaine, sous peine de poursuite et de paiement de dommages et intérêts.

C?est la découverte de 46 autres compagnies locales commercialisant des produits sous sa marque dans l?île qui poussera Polo-Lauren à les traîner en justice. La compagnie a retenu les services de Me André Robert Jr, avoué.

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