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Rajcoomar Ramdin meurt d?un coma diabétique
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Rajcoomar Ramdin meurt d?un coma diabétique
Il ne restait que neuf mois à Baboo Rajcoomar Ramdin, 30 ans, pour compléter son Masters en vocal hindoustani en Inde. Après deux jours de coma, il a succombé au diabète dont il ne se savait pas atteint.
Vijaykumaree Ramdin et sa nièce Mira Ramdin ont les traits tirés par la fatigue provoquée par les longues heures d?insomnie. Elles n?arrivent toujours pas à accepter la disparition de leur fils et cousin.
«Je suis comme en plein brouillard, explique Mira Ramdin. Je n?arrive pas à croire que mon cousin Rajcoomar est parti et qu?on ne le reverra plus. J?ai l?impression d?un canular de mauvais goût, d?un cauchemar. Je pense que je prendrai vraiment conscience de sa mort quand je verrai son corps sous mes yeux».
La dépouille de Baboo Rajcoomar devrait être rapatriée en début de semaine prochaine. Malgré son c?ur fragile, son père Ramsungkursing a insisté, contre avis médical, pour prendre l?avion jeudi pour Mumbai pour finaliser les formalités de rapatriement. Sa fille Nisha, physiothérapeute, et son neveu Suren ont tenu à l?accompagner. Leur médecin de famille est aussi du voyage.
Si le décès de Baboo Rajcoomar a pris de court ses proches, c?est que du haut de son l m 93, il jouissait d?une santé de fer. «Il n?a jamais eu de problème de santé. C?était un fanatique de la musculation. Il s?était d?ailleurs acheté une panoplie du culturiste et faisait régulièrement des exercices physiques pour garder la forme.»
La musiquedans l?âme
Et puis, parents et amis misaient énormément sur lui car c?était un prodige en chant classique indien. «Il avait la musique dans l?âme», confie Mira. Parallèlement à ses études au collège Sookdeo Bissoondoyal, Baboo Rajcoomar réussit avec brio son certificat en chant classique indien au Mahatma Gandhi Institute (MGI). Un succès qui l?incite à s?engager davantage sur cette voie. Il s?envole donc pour l?Inde pour des études plus poussées en chant.
C?est sans peine qu?il décroche son diplôme à l?université de Mumbai. Jouant du synthétiseur et de l?harmonium, il enregistre quelques compositions en studio, participe à des défilés de mode, sa grande taille aidant, et tourne plusieurs clips vidéo. Il complète ses études avec un Bachelor of Arts de l?université de Baroda, dans le Gujerat, un établissement qui jouit d?une réputation mondiale. Baboo Rajcoomar décrochera avec brio un «First Class Honours.»
Voulant se consacrer à l?enseignement du chant classique indien, il entame en juillet dernier sa maîtrise. Dimanche, lors d?une ultime conversation téléphonique avec sa mère, il se dit soulagé d?avoir terminé ses examens oraux. «Il paraissait en pleine forme et heureux d?avoir réussi ses auditions. Ses professeurs l?avaient applaudi et il se disait libéré du stress», se souvient Vijaykumaree Ramdin, un sourire triste flottant sur les lèvres.
Tout bascule
La vie de cette Senior Administrative Officer à Airports of Mauritius Ltd a basculé mercredi. Le père d?un compagnon d?études de son fils avait fait irruption sur son lieu de travail pour lui annoncer la tragique nouvelle. Baboo Rajcoomar a sombré dans un coma diabétique et n?en a pas réchappé. Le choc est terrible pour la quinquagénaire car personne ne se doutait qu?il souffrait de cette maladie.
Mira raconte que son cousin devait rentrer à la mi-mai. «Il devait rentrer pour assister au mariage d?un neveu. Tout le monde comptait sur lui pour animer la soirée comme il est devenu coutume à chaque mariage ou cérémonie familiale. Cette disparition est insensée?»
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