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Qui peut arrêter Federer ?
Le numéro un mondial de tennis Roger Federer a poursuivi sa route vers un deuxième titre consécutif à l’US Open, mais il lui faudra d’abord rejouer en demi-finale le remake de la finale de l’an passé face à Lleyton Hewitt.
En quarts de finale, le Suisse a annihilé l’Argentin David Nalbandian, tête de série n° 11, qu’il a expédié en trois sets : 6-2, 6-4, 6-1. Pour sa part, Hewitt, tête de série n° 3, a usé de toute son influence pour venir à bout en cinq sets et 2h30 du courageux Finlandais Jarkko Nieminen : 2-6, 6-1, 3-6, 6-3, 6-1.
Federer a sorti son meilleur tennis depuis le début du tournoi face à Nalbandian. « J’ai très bien joué, c’est exactement comme il faut à ce stade du tournoi », s’est félicité Federer. « J’ai trouvé un excellent rythme face à David. Je suis surpris que ça se soit terminé si vite. »
Le temps où Nalbandian dominait Federer semble bien loin : la dernière de ses cinq victoires face au Suisse date du quatrième tour de Flushing Meadows en 2003. Le match expédié en 100 minutes sur le court Arthur Ashe où a eu lieu l’affrontement en cinq sets entre André Agassi et James Blake la veille a ressemblé à un entraînement en comparaison.
L’Argentin a réussi à faire le break au cours des deux premiers sets mais n’a pas résisté à la détermination de Federer qui a emporté la première manche en 27 minutes. Furieux de s’être laissé déborder au deuxième set également, Nalbandian a fini par casser sa raquette en deux. « Je n’ai pas bien servi, je n’ai pas réussi à trouver mon jeu », a reconnu l’Argentin. « Quand il joue comme ça, c’est vraiment dur de le battre. C’est pour ça qu’il est numéro un mondial. »
Federer a remporté 33 matches consécutifs sur ciment et 69 de ses 72 matches et n’a laissé filer qu’un set depuis le début de tournoi, alors que beaucoup d’autres ont eu besoin de cinq manches pour se qualifier.
Hewitt en petite forme
Hewitt a connu une qualification beaucoup plus laborieuse face à Nieminen, apparemment peu pressé d’affronter à Federer qui l’a battu huit fois d’affilée, dont une correction 6-0, 7-6, 6-0 en finale de l’US Open en 2004.
« J’avais un peu de mal à bouger », a remarqué Hewitt. « Je me suis senti un cran en dessous, un peu mou. C’était inégal. »
Nieminen est entré dans l’histoire en tant que premier Finlandais à se hisser au stade des quarts de finale en Grand Chelem. Le gaucher a surpris Hewitt au premier set, ses variations de rythme perturbant l’Australien.
Mais Hewitt a repris le dessus sur le 57e mondial et s’est emparé des deux dernières manches assez aisément. « J’ai été un peu surpris de voir qu’il n’était pas plus confiant sur le court », a dit Nieminen. « J’ai eu l’impression à plusieurs reprises que je pouvais gagner ce match. Mais il a mieux joué les points importants à la fin. »
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