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Questions à?Daramveer Rughoonundun
<B>Vous avez travaillé pendant plus de dix ans dans le domaine social. Parlez-nous de votre expérience ? </B>
J?ai passé deux ans au Sugar Insurance Fund Board (SIFB) avant d?être transféré au ministère de la Sécurité sociale qui était sous la tutelle du ministère de la Femme.
Il faut reconnaître que les habitants, dans certains quartiers, tels que le village de La Rosa où j?ai travaillé pendant les deux premières années, n?était pas aussi mal loti comme on le croyait.
La seule chose qui faisait défaut était l?absence des loisirs. On faisait de de notre mieux pour combler cette lacune.
<B>Vous voulez dire que les gens étaient beaucoup plus exigeants à cette époque ? </B>
Exigeant n?est pas le mot. Je dirais que les villageois aimaient beaucoup plus qu?aujourd?hui cette interaction autour des activités, que ce soit à travers les loisirs ou l?apprentissage d?un métier tel que la couture, la broderie ou la fabrication des objets artisanaux tels que les paniers.
<B>Ce n?est plus du tout le cas maintenant ? </B>
En tant qu?officiers attachés aux différents centres, nous sommes condamnés à travailler avec les membres des comités de gestion pour pouvoir répondre aux besoins des habitants. Je me rends compte que les demandes formulées par les habitants, d?une région à l?autre, ne sont plus les mêmes .
Autrefois, les dames souhaitaient apprendre la couture ou la broderie. Aujourd?hui, elles aimeraient avoir des cours d?initiation à l?informatique tout comme les jeunes dans certaines régions qui veulent que les différentes chaînes satellitaires soient installées dans les centres communautaires.
<B>Les personnes du troisième âge, dans tout cela ? </B>
Nous sommes également très attentifs à leurs demandes. Pour preuve, vous n?avez qu?à vous rendre dans certains communautaires pour voir le nombre d?équipements qui ont été installés pour la pratique d?exercices physiques.
Et comme elles sont de plus nombreuses à découvrir les endroits qu?elles n?avaient jamais visités dans le passé pour une raison ou une autre, nous faisons un effort pour nous organiser pour leur permettre de découvrir différents lieux.
<B>Qu?est-ce qui pousse ces personnes à sortir davantage ?</B>
Elles ont été privées pour des raisons financières. Certaines parmi elles qui sont aujourd?hui à la retraite en profitent pleinement pour sortir de leur isolement avec des facilités qui ont été mises à leur disposition.
<I>Propos recueillis par</I> <B>JOCELYN ROSE</B>
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