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Questions à?Anant Bheemuck
A quand remonte la création de ces forces vives ?
Originaire du village de Riche-Terre, je suis venu habiter à Mon-Goût en 1997. Mon premier constat a été qu?il y a un manque de loisirs dans ce village. Alors, j?ai réuni quelques amis et je leur ai expliqué qu?il fallait faire quelque chose.
Quels étaient les problèmes ?
D?abord, j?ai noté qu?il n?y a pas une baïtka pour l?enseignement de l?hindi. Les jeunes n?ont pas de club ou un lieu de rencontre. Les routes sont en mauvais état et ne sont pas éclairées alors que les véhicules roulent à tombeau ouvert. De plus, il y a des jeunes qui consomment trop d?alcool.
Est-ce des problèmes faciles à surmonter ?
Comme je vous l?ai dit plus haut, ces problèmes sont toujours là et sont difficiles à résoudre. Il faut qu?il y ait la volonté de tout un chacun et surtout, il faut que les autorités portent une oreille attentive aux doléances des habitants.
Quel est le problème le plus aigü au village ?
Je n?hésiterai pas à dire que c?est l?alcool. Dès vendredi après-midi et jusqu?à dimanche, ils sont nombreux sous la varangue ou à côté de la boutique à consommer de l?alcool. Pendant les jours de semaine, la situation est la même.
Quelle en est la cause ?
C?est le manque de loisirs, évidemment, qui pousse les gens à consommer de l?alcool avec excès. Comme je vous l?ai dit, il n?y a point d?infrastructures sportives ou autres et rien n?est fait pour améliorer la situation.
Comment les Forces vives et vous-même allez-vous y prendre pour changer les choses ?
Par le dialogue. Nous essayerons de sensibiliser ces personnes à la nécessité de s?adonner à des activités saines. Nous faisons également un appel aux autorités pour qu?elles viennent constater les problèmes et aider à les résoudre. Je dois préciser qu?il y a beaucoup de gens de bonne volonté qui veulent apporter leur aide. D?ailleurs, ils sont nombreux à donner un coup de main pour la construction d?un temple.
Et les plus jeunes ?
Je constate également que de nombreux enfants ne se rendent pas à l?école et surtout, beaucoup s?y rendent avec des savates éponge. Je me demande comment en l?an 2003, une telle chose peut encore exister.
Les parents sont à blâmer ?
Bien sûr. Il faut leur parler. Mais comme ils n?ont pas les moyens, ils n?envoient pas leurs enfants à l?école.
Mais il y a le Trust Fund pour les personnes vulnérables qui aident les gens ?
Je n?ai jamais vu un Field Worker dans la région. Je ne veux pas dire qu?ils ne sont pas en train de faire leur travail convenablement, mais j?aurais souhaité qu?ils viennent également à Mon-Goût. Je suis prêt à les mener aux genuine cases de pauvreté.
Propos recueillis par Sunil OODUNT
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