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Questions à? Patrick d?Arifat
● Deep-River-Beau-Champ (DRBC) annonce une expansion des opérations de la sucrerie TPC Ltd en Tanzanie. Comment sera financé cet investissement de Rs 1 milliard ?
Le projet de TPC émane d?un partenariat entre DRBC avec un groupe sucrier réunionnais et une institution financière mauricienne. Le gouvernement tanzanien a gardé une participation minoritaire. Compte tenu de la bonne performance financière de TPC ces dernières années, cette compagnie a pu générer les surplus nécessaires pour financer ses investissements de réhabilitation, principalement aux champs et pour le transport, sans avoir recours à des emprunts importants. La compagnie ayant un bilan très sain, a obtenu que ce nouvel investissement qui concerne surtout l?usine, soit intégralement financé par un emprunt contracté par TPC auprès d?un consortium de banques tanzaniennes et internationales. Il a été effectué en shillings tanzanien pour éviter les risques du change.
● Quelle sera la contribution de la DRBC à cet effort financier ?
Etant donné que la totalité de l?investissement sera effectuée à partir de cet emprunt, il n?y a pas de contribution directe de DRBC . Toutefois, DRBC, comme les autres actionnaires, a accepté depuis la reprise des opérations en 2000 de réinjecter tous les surplus générés par les activités dans la compagnie pour ne pas l?endetter indûment, sacrifiant une rémunération possible sur le court terme, contre une vision de développement à moyen ou long termes.
● Etes-vous satisfait du rendement de vos investissements en Tanzanie jusqu?ici ?
Les opérations ont laissé, les dernières années, des marges intéressantes mais intégralement réinvesties. Nous sommes satisfaits du rendement de l?activité mais nous souhaitons pouvoir dans les ans qui viennent, commencer à rémunérer l?investissement lui-même. DRBC reçoit depuis le début de la reprise des opérations une rémunération pour les services de gestion rendus à TPC à travers la Compagnie Sucrière des Mascareignes.
● L?instabilité en Afrique demeure un risque. Quelles sont les précautions prises par DRBC pour le minimiser ?
Nous avons essayé de choisir un pays où il y a une stabilité politique avec une approche libérale au développement et où la démocratie et les institutions sont reconnues. Nous avons aussi pris une assurance de risque politique couvrant notre investissement initial et nous n?avons, en ligne avec notre politique de groupe, donné aucune garantie sur les avoirs de DRBC. Par ailleurs, nous nous efforçons en tant qu?opérateur économique important, de maintenir un contact régulier avec tous les ?stakeholders? de l?industrie, les autorités et les forces vives du pays, et d?adhérer aux grands axes du développement socio économique du pays en y apportant notre contribution.
Propos recueillis par Stéphane SAMINADEN
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