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Questions à? Michel Rigot,
Quelle a été votre réaction après que Rogers ait décidé de mettre un point au partenariat qui le liait à Outremer Telecom dans le but de faire de la téléphonie internationale ?
Ça a été la grande surprise pour nous. C?est dommage que les choses aient pris cette tournure. Nous respectons cependant la décision du conseil d?administration de Rogers et restons proche du groupe, avec qui nous continuons à dialoguer.
Où en êtes-vous dans la recherche d?un nouveau partenaire ?
Des contacts ont été pris parce que nous voulons une alliance avec une société mauricienne. Nous tenons compte de la particularité du pays. Ces contacts nous offrent un éventail de nouvelles possibilités. Le retrait de Rogers nous a forcés à tout reprendre à zéro, mais nous espérons rapidement conclure une nouvelle alliance. Nous comptons d?ailleurs collecter notre licence auprès de l?Information & Communication Technologies Authority (ICTA) dans les semaines à venir.
Si nous ne trouvons pas de partenaire, nous irons seuls, mais ce sera vraiment contre notre volonté.
On peut sentir une volonté réelle de la part d?Outremer Telecom, de faire partie du jeu mauricien par le biais de sa filiale Citycall?
C?est un marché très similaire à celui où nous opérons déjà. Nous comptons 180 000 abonnés répartis à la Réunion, en Martinique, à la Guadeloupe et en Guyane. En 2003, notre chiffre d?affaires a été de 70 millions d?euros (NdlR, Rs 2,4 milliards). La téléphonie longue distance avec les îles, c?est notre métier. Nous souhaitons intégrer Maurice à notre savoir-faire.
Rogers a mis en avant le manque d?encadrement de prix de Mauritius Telecom et les autres opérateurs pour mettre un terme au joint-venture. Quelle est votre opinion sur ce point ?
Cela reste un problème à part entière. Sans un bon encadrement des prix, la survie des opérateurs entrants sera difficile. La dérégulation d?un secteur ne pourra se faire qu?avec une régulation forte. Nous l?avons déjà vu ailleurs. Il faut que l?ICTA garde bien l?encadrement des prix à l??il. C?est son rôle et je crois qu?il en est conscient.
Les nouveaux entrants ont rapidement imposé des prix-chocs?
Ils reviendront à des prix plus conformes à la réalité du marché. Le prix qu?ils pratiquent qui est d?environ Rs 5 la minute est en dessous du prix réel et donc non viable. A ce rythme, qui pourra tenir ? Ce n?est pas un sprint, mais une course de demi-fond.
Vous accordez une grande importance à Act, association regroupant les opérateurs privés des télécommunications?
C?est une association très vivante. Nous avons d?excellents contacts avec les opérateurs qui en font partie. Son dialogue avec le gouvernement et avec l?ICTA a notamment permis de faire baisser les tarifs de l?interconnexion et le coût des licences.
Propos recueillis par Patrick HILBERT
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