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Questions à? Balkrishna Goorcharan
<B>Vous menez combat contre la pollution depuis l?ouverture du Centre Technique d?Enfouissement(CET). Qu?est-ce qui a changé depuis?</B>
Effectivement notre combat a commencé depuis le jour où nous avons découvert que l?eau provenant du CET polluait nos rivières exterminant des espèces aquatiques sans oublier l?odeur nauséabonde qui avait commencé à se propager dans tout le village.
Pour répondre à votre question, je dirais que rien n?a changé malgré toute notre collaboration avec le gouvernement en place pour trouver une solution à ce problème.
<B>Vous parlez de collaboration. Concrètement c?est quoi?</B>
Nous avons siégé dans des comités dont certains étaient présidés par Paul Bérenger avant qu?il occupe le poste de Premier ministre. Nous avons fait des visites surprises et nous avons vu des chiens qui traînaient sur ce dépotoir, nous avons participé à des sessions de travail avec des officiers du ministère de l?Environnement, ceux de la Santé avec les responsables du CET et d?autres autorités concernées.
Qu?est-ce qui a changé depuis ?
Rien. Je dirais même que la si-tuation a empiré. Pas plus tard que mercredi dernier, j?ai été contraint de me réveiller à trois heures du matin pour appeler la police de l?Environnement pour lui demander de venir sur place constater à quel point l?odeur émanant du CET nous empêchait de dormir.
La vie est devenue un enfer ?
Les habitants de Mare Chicose sont devenus de vrais prisonniers dans leurs propres maisons, qu?ils ont construites grâce à de grands sacrifices. Nous ne pouvons ouvrir ni portes ni fenêtres, et puis il y a le bruit des camions benne que nous avons à supporter pendant presque toute une journée.
Les forces vives ont déjà proposé d?autres solutions ?
Nous avons plusieurs suggestions : nous loger dans un autre endroit, nous accorder une portion de terre dans le cadre du deal Illovo ou nous verser une compensation pour les misères que nous avons endurées. En attendant nous souhaitons avoir un face à face au plus vite avec le Premier ministre pour lui faire part une nouvelle fois de nos doléances.
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