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Questions à?Sharda Juggiah

10 mars 2004, 20:00

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Vous avez été décorée en 1987 par l?Etat pour votre contribution dans le service social. Nous allons célébrer demain le 36e anniversaire de l?Indépendance et le 12e anniversaire de la République. Quel est votre regard sur la femme mauricienne et le pays en général ?.

Sur la femme mauricienne, je dirais que la situation a beaucoup évolué par rapport à d?autres pays où les femmes doivent se battre sur plusieurs fronts pour avoir leur liberté ou leur droit de vote.

Je vous dis cela parce que je le vois tous les jours. Je suis impressionnée par le nombre des femmes qui se déplacent chaque jour pour venir assister aux différents cours de formation dans les centres communautaires. Maintenant il suffit de gérer cette liberté et non d?en abuser.

Sur la situation générale, je dirais que la vie est extrêmement chère à Maurice. Beaucoup de familles n?arrivent pas à joindre les deux bouts et je trouve que l?éducation coûte très cher même si c?est gratuit. Avec la fermeture annoncée de plusieurs usines de textile, je me demande comment vont faire les familles de ces licenciées.

Vous vous étiez rendue en Grèce en 1997 en compagnie d?autres Mauriciennes pour assister à un séminaire sur l?entrepreneuriat. Est-ce qu?il y a eu un suivi ?

Malheureusement aucun. A notre retour, nous avons même pensé créer une société coopérative pour inciter les dames à se réunir autour de projets concrets.

Qu?est-ce qui explique cet échec ?

C?est l?absence de critères définis. On attend toujours.

Quand vous êtes-vous intéressée au travail social ?

Je n?avais que quinze ans lorsque je suis entrée dans un club connu autrefois comme Mahébourg Citizen.

C?est à partir de là que j?ai commencé à faire du travail social, pour venir en aide aux autres et, quelques années plus tard, j?ai intégré l?association des Dames de Plaine-Magnien avant d?être élue présidente.

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